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Collin à deux doigts de Montréal

Collin à deux doigts de Montréal
Photo d'archives

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Il s’en est fallu de peu pour qu’Aurélien Collin fasse ses valises pour Montréal au lieu d’Orlando.

À l’assemblée annuelle des membres de l’Impact en novembre dernier, Frank Klopas disait chercher un défenseur central pour changer le visage de son équipe.

Tout en haut de sa liste figurait le défenseur français, qui venait de terminer une saison difficile avec le Sporting Kansas City.

«Je savais bien que j’allais quitter Kansas City. On m’avait fait une proposition, mais ce n’était pas ce à quoi je m’attendais», a expliqué de sa résidence d’Orlando le joueur par excellence de la finale MLS en 2013.

Depuis son arrivée sur le continent nord-américain, Collin n’a jamais caché sa fascination pour la métropole québécoise.

«Montréal, c’est la France. Les gens connaissent le football. Jouer devant eux aurait été un honneur. J’en ai d’ailleurs parlé à mon ami Patrice Bernier pendant les négociations.

«Personnellement, deux destinations m’intéressaient: Orlando et Montréal. Le reste, j’ai laissé à mon agent le soin de s’occuper de tout ça», a-t-il ajouté.

Les discussions entre Collin et le onze montréalais étaient à ce point avancées que plusieurs joueurs de l’Impact croyaient l’entente réglée.

Mais au fil d’arrivée, c’est la nouvelle équipe d’Orlando qui allait remporter la mise.

Bon choix

«Orlando City, c’est quand même un club qui avait quatre ans d’expérience en USL (avant de faire son entrée en MLS). Je m’attendais tout de même à un peu de retard par rapport aux autres concessions, mais c’est tout le contraire.»

Après à peine trois mois avec ceux qu’on surnomme les Lions et trois matchs de saison régulière, Collin est déjà charmé par le projet tout en mauve d’Orlando.

«L’équipe veut toucher les gens. C’est assez différent des autres clubs américains. Dans les estrades, nous avons des partisans de l’Amérique du Sud, des Européens, des Anglais», a expliqué Collin pour justifier le grand succès – 62 000 partisans au match inaugural – de l’équipe aux guichets.

«Il y a des panneaux publicitaires partout en ville, l’équipe médiatique a fait un excellent travail pour parler du club aux gens.»

Aux dernières nouvelles, la communauté du comté d’Orange avait répondu aux appels du pied des Lions. Fin février, 13 000 abonnements de saison avaient trouvé preneur.

Malgré tout le succès qu’il a connu en MLS, le défenseur de 29 ans songe encore à poursuivre sa carrière sur le Vieux Continent.

«L’Europe c’est toujours d’actualité pour moi. Entendez-moi bien, je suis très bien ici à Orlando et je vais honorer mon contrat. Mais à mon âge, je pense encore que j’ai une marge de progression.