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Des manifestants qui cherchent le trouble

GEN-MANIF-NOCTURNE-QUEBEC
STEVE POULIN/AGENCE QMI

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Signe que le printemps s'installe, le temps se réchauffe et les esprits s'échauffent.  Tout semble en place pour nous faire revivre les tristes événements de 2012.  Mardi soir, quelques milliers de manifestants sont descendus dans les rues du centre-ville de Montréal et quelques centaines à Québec dans le cadre de la grève étudiante.  Dans les deux cas, les manifestations ont rapidement été déclarées illégales puisque le trajet n'a pas été donné aux policiers.  Les protestants sont frustrés, ils estiment avoir été injustement traités par les policiers.  Pourtant, ce qui serait injuste, ce serait que les forces de l'ordre n'appliquent pas les mêmes règles pour eux.

Le règlement est bien connu, autant à Montréal qu'à Québec, il est obligatoire de remettre l'itinéraire d'une marche aux policiers.  La raison est simple, ils veulent s'assurer que tout se déroule de façon sécuritaire.  Les manifestants peuvent même attendre à la toute dernière minute avant de donner leur trajet, mais ils doivent le faire.  Désolée, mais s'ils ne le font pas après plusieurs avertissements des policiers, c'est de la mauvaise foi de la part des manifestants.  C'est exactement ce qui s'est passé mardi soir.  Les policiers sont payés pour faire respecter les règles, et c'est ce qu'ils ont fait en arrêtant 274 personnes uniquement à Québec pour leur remettre des constats d'infraction de 220 dollars.

Quand j'entends la présidente de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, Camille Godbout, se plaindre de l'opération policière qui selon elle est une attaque au droit de manifester, je décroche.  Elle perd toute crédibilité.  Si elle et ses amis avaient respecter les règles, ils auraient pu manifester dans les rues et faire valoir leur point de vue.  Mais non, au lieu de cela, ils ont préféré attirer l'attention en se faisant passer pour des victimes. Je ne sais pas ce qu'ils souhaitent gagner en agissant ainsi, mais ce n'est certainement pas la sympathie du public.  

Comme son prédécesseur Gabriel Nadeau-Dubois, Camille Godbout cherche la confrontation à tout prix.   Sous prétexte qu'elle se bat contre l'austérité, elle n'a pas fini de vouloir allumer la mèche.  Une autre manifestation sera organisée par l'ASSE après le dépot du budget devant l'Assemblée nationale.  S'il y a une marche, elle a déjà annoncé ses couleurs, elle ne prévoit pas fournir l'itinéraire.  Armons-nous de patience, ce n'est probablement qu'un début. 


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