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Pas question de restreindre l'avortement selon Gaétan Barrette

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Le premier ministre Philippe Couillard et son ministre de la Santé Gaétan Barrette ont formellement écarté tout possibilité de réduire l'accès à l'avortement.

«Le gouvernement n'a aucune intention, directement ou indirectement, de restreindre l'accès libre et gratuit des femmes à l'interruption de grossesse», a déclaré mercredi Philippe Couillard en réponse à une question du chef de l'opposition Stéphane Bédard. Une manchette du quotidien Le Devoir signifiant que Québec prévoyait réduire l'accès à l'avortement a jeté l'émoi sur la colline parlementaire.

«Ce qui est rapporté n'arrivera pas. Il n'y aura pas au Québec de limitation à l'avortement de quelque manière que ce soit», a statué le ministre de la Santé à l'occasion d'un impromptu de presse. Les libéraux ont toutefois refusé de débattre une motion déposée par le Parti québécois demandant au gouvernement de retirer «toute mesure liée au projet de loi n°20 (...) limitant de quelque façon que ce soit» le droit à l'avortement.

Dans une lettre remise au Parti québécois, une trentaine de médecins, infirmières et directrices de clinique ont sonné l'alarme après avoir pris connaissance du projet de règlement lié au projet de loi 20 dont l'objectif est d'améliorer l'accès aux soins médicaux. «Le gouvernement choisit de limiter l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement», écrivait le collectif.

Plus tard en journée, les craintes avaient disparu. «Nous sommes très rassurés par les déclarations du ministre», a confié une des signataires de la lettre, France Desilets, directrice de la clinique Morgentaler.

Les quotas de patients prévus au projet de loi 20 visant à améliorer l'accessibilité aux soins médicaux n'auront aucune incidence sur les soins liés à l'avortement, a tenu à préciser le ministre Barrette. «Ce que l'on cherche c'est un volume supplémentaire (de soins médicaux). Il ne peut pas y avoir de scénario où l'accès serait limité.»

Le projet de règlement lié au projet de loi 20 prévoit que les avortements feront partie des activités médicales qui permettront aux médecins de réduire leur quota de patients inscrits. Un médecin chargé de voir 1512 patients par année, qui pratique 1008 avortements, verra son quota de patients inscrits réduit à 504. Le quota ne sera pas réduit davantage pour les avortements supplémentaires, a précisé l'attachée de presse du ministre Joanne Beauvais.

L'an dernier, la Régie de l'assurance maladie du Québec a payé 25 409.

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