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Le blues dans le sang

L’auteure-compositrice-interprète Cécile Doo-Kingué sur la scène du K-Baret de Jonquière, jeudi et vendredi

Cécile Doo-Kingué est considérée comme l’une des meilleures guitaristes au Canada.
Photo courtoisie Cécile Doo-Kingué est considérée comme l’une des meilleures guitaristes au Canada.

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Cécile Doo-Kingué se classe parmi les meilleures guitaristes au Canada, selon plusieurs experts. La Camerounaise née à New York et maintenant installée à Montréal se produisait au K-Baret de Jonquière jeudi et vendredi. La mordue de blues présentait son troisième opus paru le mois dernier, Anybody Listening Pt.1: Monologues, le premier album d’une trilogie expérimentale...

Le projet sur lequel planche actuellement Cécile Doo-Kingué est fascinant. Au-delà de créer une trilogie d’albums, elle réalise une véritable expérience musicale. «Le premier album s’appelle Monologues parce que c’est seulement des solos acoustiques avec ma voix, une sorte de retour aux sources. Le deuxième s’appellera Dialogues, parce que ce sera moi avec d’autres musiciens et le troisième, Communion, parce que ce sera seulement des captations devant public», explique-t-elle.

Pourquoi une telle démarche? «Je veux découvrir comment mon interprétation des morceaux peut changer selon les contextes. Il y aura donc des pièces qui reviendront sur les deuxième et troisième albums, pour entendre les différences», résume Cécile Doo-Kingue.

Il s’agit de ses compositions les plus engagées socialement, depuis le lancement de sa carrière solo en 2010. «Je parle du racisme, de l’homophobie. J’aborde aussi les notions de solidarité, de compassion. J’exorcise mes démons», précise-t-elle. D’ailleurs, la CBC a commandé l’une de ses pièces, Home, il y a quelques années, afin d’aborder l’immigration.

Musicienne dans l’âme

Cécile Doo-Kingué est considérée comme l’une des meilleures guitaristes au Canada.
photo courtoisie

Dès l’âge de 12 ans, Cécile Doo-Kingué a appris à jouer de la guitare, aux côtés de son grand frère.

«Il m’a donné deux cassettes: T-Bone Walker et Freddie King. C’est là que mon amour pour le blues a commencé», nous raconte la guitariste.

Toutefois, plusieurs années ont passé avant qu’elle tente le grand saut vers une carrière solo. Cécile Doo-Kingué a longtemps œuvré en tant que musicienne accompagnatrice pour divers artistes, pensons à Montreal Jubilation Choir, Corneille, Tricia Foster.

«J’ai commencé en pensant que j’allais juste être guitariste. Je n’avais aucune ambition de ce côté», souligne-t-elle.

La musicienne a déjà pris part au Festival Jazz & Blues de Saguenay par le passé, sera-t-elle des nôtres cette année, en avril? «Malheureusement non, mais l’année prochaine, j’espère!», assure la passionnée de blues.