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Elle vend ses toiles jusqu’en France

Un véritable engouement pour Laurie Marois

Laurie Marois, 27 ans, devant ses toiles lors d’une récente exposition au Cégep de Saint-Félicien. En mortaises, deux autres de ses œuvres.
Photo courtoisie Laurie Marois, 27 ans, devant ses toiles lors d’une récente exposition au Cégep de Saint-Félicien. En mortaises, deux autres de ses œuvres.

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Laurie Marois a du mal à croire ce qui lui arrive. Depuis un an, la jeune femme de 27 ans reçoit plusieurs dizaines de commandes de tableaux de clients provenant du Québec, mais aussi des États-Unis et de la France. Voici l’histoire d’une passionnée qui ne pensait jamais vivre de son art.

Originaire de Normandin, Laurie Marois a toujours eu un penchant pour les arts, mais ne se doutait pas qu’elle possédait tout le potentiel pour en faire une carrière. Question de s’assurer un avenir stable, elle avait plutôt choisi de se tourner vers l’enseignement de l’art, à l’université. «J’ai toujours aimé dessiner, c’est l’art qui m’a sauvé au secondaire. Mais dans le programme universitaire, on axait beaucoup plus sur l’enseignement que sur l’art», explique-t-elle.

Ainsi, à la fin de son BAC, Laurie quitte Saint-Félicien pour s’installer à Québec afin de débuter ses remplacements en enseignement. «J’ai commencé mes suppléances, mais je me suis rendue compte que je n’avais pas assez de temps pour me concentrer sur la peinture», avoue-t-elle.

En effet, un déclic s’est produit dans la vie de Laurie dès qu’elle a lancé un projet des plus originaux. «En voyant une image, j’ai eu l’idée de peindre des fruits dans l’eau sur mes toiles. Plus ça allait, plus les gens me faisaient des commandes pour en avoir. Il se passait quelque chose», précise la jeune femme.

Populaire malgré elle

L’engouement autour de Laurie a réellement débuté à l’automne 2013, après sa première exposition. «J’étais à la bibliothèque de Saint-Félicien et j’ai vu qu’une artiste exposait ses œuvres. J’ai demandé si moi aussi, je pourrais exposer mes toiles. J’étais tellement nerveuse, le ventre me serrait! Finalement, j’ai fait un vernissage et il y avait tellement de monde, c’était même trop plein», nous raconte-t-elle.

Lors des mois suivants, elle crée une page Facebook...résultat: 2500 personnes commentent, réservent et suivent ses œuvres régulièrement. «J’ai une liste de 40 commandes. Il a fallu que je fasse des envois spéciaux à New-York, à Sept-Îles, en France. C’est tellement inattendu. Ce n’est pas quelque chose que je pensais faire de ma vie, mais plus ça va, plus je me rends compte que c’est ça ma vie finalement!», s’exclame-t-elle.