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«Bute a fait son temps»

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S’il y a une personne qui connaît Lucian Bute au Québec, c’est bien Sakio Bika, l’adversaire d’Adonis Stevenson, samedi. Le Roumain l’a privé d’une chance pour le titre mondial des mi-lourds de l’IBF en remportant son combat éliminatoire par décision unanime contre le Camerounais, le 15 juin 2007.

Après quoi, le 19 octobre 2007, il gagnait le championnat mondial contre Alejandro Berrio. Un beau voyage s’en est suivi avec neuf défenses de sa couronne. Il a été stoppé par Carl Froch, à Nottingham, en Angleterre, au grand regret de ses fans.

Bika attendait la question, mais il ne la souhaitait pas. Il y a même fait allusion dans une de ses réponses lors d’un face-à-face en fin de conférence, sans le nommer. Il a parlé d’un boxeur adulé au Québec.

«C’est un sujet embêtant, a-t-il lâché. Lucian appartient au passé. Nous voilà huit ans plus tard et je me prépare pour un titre mondial contre un autre boxeur du Québec. On ne peut pas revenir en arrière. J’ai manqué de concentration ce soir-là, à Montréal.»

Il a surpris en affirmant que Bute a fait son temps et qu’il avait cédé le plancher à une nouvelle génération, comme beaucoup de boxeurs. Bika, qui n’a jamais obtenu une revanche, estime que Bute a été trop longtemps inactif et qu’il devrait y mettre temps et effort pour retrouver une condition physique lui permettant de combattre.

Pourtant, ils n’ont qu’une année d’écart en âge. Bika a débuté un an plus tard que Bute. Leurs fiches se ressemblent. La grosse différence: Bika n’a jamais porté de couronne. Bika n’a pas répondu à savoir si le cheminement de Bute l’a surpris, s’il aurait apprécié un combat revanche, si Bute cogne dur, etc. Bref, muet comme une taupe.

La fin du Colisée

Malgré l’absence d’un titre mondial, Bika apprécie son dossier. Il n’y a pas de noms inutiles à côté du sien, prétend-il. Il n’a jamais hésité à voyager pour relever des défis. Stevenson s’ajoutera à cette liste à côté du sien à l’occasion du dernier gala de boxe dans l’histoire du Colisée. Cet édifice a connu ses meilleurs moments avec Bute justement.

Il aimerait jouir d’une meilleure réputation dans la boxe, mais au Cameroun, les médias ne s’excitent pas tellement pour ce sport de combat.

«Je suis né dans ce pays et je suis fier d’être Africain. Les journalistes de qualité dans la boxe ne se bousculent pas autour de l’arène chez nous. Si tel n’était pas le cas, les amateurs connaîtraient tout de moi, chacun de mes gestes et ma vie. Quand je terminerai ma carrière, je tiens à ce que ma femme et mes trois enfants soient à l’aise financièrement et je serai heureux. Je ne boxe pas pour que les journalistes placent mon nom au sommet de leurs listes.»

Bika, salaud ?

Si les deux boxeurs ont démontré de la courtoisie l’un pour l’autre, hier, à la conférence de presse, ils se sont néanmoins décoché quelques jabs pendant les derniers jours. Stevenson a accusé Bika d’être salaud tandis que ce dernier se demande si Adonis n’a pas peur de perdre.

«Et ça, il ne pourra pas le savoir avant samedi. Il est coincé dans une bulle actuellement. Il ne peut pas s’enfuir. Stevenson a besoin de parler, de sourire, de la présence de son entourage. Il annonce un K.-O. Pas de demi-tour pour lui tant et aussi longtemps que le combat n’aura pas eu lieu.»

Bika n’apporte pas de précision à savoir s’il est salaud ou pas. S’il l’est, il a besoin d’agir rapidement, car le premier coup solide de Stevenson répondra à beaucoup de questions.


Le désastre au Colorado

L’Avalanche du Colorado a connu une très mauvaise saison sous la tutelle de Patrick Roy. La chance n’a jamais été de leur côté. L’équipe de Denver a souvent été privée des services de leur gardien Semyon Varlamov. L’Avalanche a d’ailleurs perdu plusieurs jours de travail à cause des blessures. En deuxième tranche de la saison, Denver n’a jamais connu une longue séquence victorieuse. Il y a vraiment du travail à accomplir dans cette formation en vue de la troisième saison de Roy.

Un vent favorable

En France, il souffle un vent vraiment favorable à la tenue des Jeux olympiques à Paris. Autant les élus que les salariés désirent que le pays et la Ville Lumière accueillent cet événement sportif. Il existe une unanimité au sein des groupes interrogés.

Price, le héros du Canadien

Il serait inapproprié d’adresser le moindre reproche au gardien Carey Price avec la saison qu’il connaît et qui se terminera sous peu. Sans lui, le Canadien bataillerait probablement pour une place dans les séries. Il a multiplié les miracles en 2014-2015 et il mérite les trophées Hart et Vézina.