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Gregory Charles vit son rêve

L’artiste est installé dans la Grosse Pomme pour une série de spectacles. Il y demeurera cinq semaines

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À Montréal comme à New York, Gregory Charles est tout un «showman». Il en a fait la preuve une fois de plus hier soir en présentant son spectacle Vintage Live! en plein cœur de la Grosse Pomme.

Il en a surpris plus d’un avec sa connaissance encyclopédique du répertoire musical, il a même inclus des «hits» de comédies musicales de Broadway.

Il en a aussi fait danser plus d’un lors de son hommage à Michael Jackson. Pratiquement toute la salle était debout.

Au rayon des demandes spéciales, il y en a eu pour tous les goûts, de la chanson Happy de Pharrell Williams, à Uptown Funk de Bruno Mars, en passant par l’impossible Bohemian Rhapsody et Blackbird des Beatles.

On lui a aussi demandé des trucs un peu plus obscurs, comme le thème de la série Golden Girls. Comme toujours, Gregory Charles a assuré.

Symbiose

La symbiose avec ses musiciens impressionne. Ils anticipent vers quelle chanson leur maestro va moduler. Let it Be devient Amazing Grace, puis I will survive. Tout ça semble sans effort.

Le spectacle est construit en temps réel avec les demandes des spectateurs via leurs téléphones intelligents.

«C’est le seul spectacle où on ne vous dit pas de fermer votre téléphone cellulaire!», a dit l’artiste en arrivant sur scène.

Au-delà du talent indéniable de Gregory Charles, l’élément interactif du spectacle pourrait alimenter le buzz.

Parce que le défi reste maintenant de remplir cette immense salle de 900 places, dans une ville où l’offre de spectacles est quasi infinie. Pour l’instant, plusieurs billets sont donnés.

L’équipe de Gregory espère que le bouche-à-oreille fera son œuvre avec l’aide des médias new-yorkais.

4e tentative

C’est la quatrième fois que Gregory Charles tente une percée à New York, une ville dont il rêve depuis l’enfance.

Il y a d’abord eu un passage au Beacon Theatre en 2004 avec le spectacle Noir et Blanc. Des concerts plus intimes ont suivi à la salle Feinstein’s en 2011 et au Carlyle Cafe en 2012.

Le New York Times l’avait alors qualifié d’interprète avec une confiance sans bornes, avec une voix qui rappelle Nat King Cole, Stevie Wonder et Luther Vandross.

Cette fois l’artiste de 47 ans débarque avec l’artillerie lourde: son propre théâtre mobile de 1672 mètres carrés, le Qube (cube).

Est-ce que cette fois-ci sera la bonne? Seul le temps le dira. Il a assurément le talent pour se démarquer parmi la panoplie d’artistes qui tentent leur chance à New York chaque semaine.

Si l’expérience s’avère un succès, il compte faire voyager son théâtre dans d’autres villes américaines et en Europe.

Mais c’est à New York que ça commence. Pour paraphraser Frank Sinatra: «s’il y arrive là, il y arrivera n’importe où».