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Recommencer à zéro

Gregory Charles revient sur les premiers spectacles Vintage Live! à New York

«Ce n’est plus la gloire que je recherche, mais une sorte de quête de bonheur, a dit Gregory Charles en entrevue, hier.  Avant, je ne voulais pas décevoir les gens, là, je dirais que ça s’est transformé. J’ai envie d’inspirer.»
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent «Ce n’est plus la gloire que je recherche, mais une sorte de quête de bonheur, a dit Gregory Charles en entrevue, hier. Avant, je ne voulais pas décevoir les gens, là, je dirais que ça s’est transformé. J’ai envie d’inspirer.»

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Trois spectacles Vintage Live! livrés, il lui en reste 18 pour réussir à charmer le public new-yorkais. Gregory Charles livre ses premières impressions sur le plus grand défi de sa carrière.

La glace est brisée, comment vous sentez-vous ?

Comme un vieux qui retourne à l’école! Pour faire ce genre d’opération, il faut aussi être prêt à tout recommencer, c’est un nouveau marché, un nouveau public. On verra à la fin du mois, si c’est plein, tant mieux. Si on réussit, je vais être heureux, si on ne réussit pas, on va réessayer, mais d’une autre façon. Ça prend des buts dans la vie!

Quelles sont les différences entre le public à New York et celui au Québec ?

Les gens sont chauvins dans leurs choix musicaux ici comme au Québec. Ça fait 25 ans que je fais ça au Québec et je dirais que le public a massivement mon âge. Ici, ils ne connaissent pas Chambres en ville ou Les Débrouillards, c’est rafraîchissant. Tu es jugé pour ce que tu apportes. Ça prend de l’humilité parce que tu as l’habitude d’avoir des salles pleines de gens qui tripent et, là, c’est le prix à payer pour recommencer à zéro.

Votre carrière va bien au Québec, pourquoi venir risquer aussi gros à New York ?

Depuis que je suis petit garçon, je veux faire ça. Je venais à New York une fois par mois avec ma mère pour suivre des cours de piano. Je suis tombé amoureux de la ville. J’ai commencé à rêver de voir mon nom sur une marquise. Ce rêve-là n’est jamais parti. On a déjà essayé dans le passé de venir jouer à New York et on a toujours eu une bonne réponse du public. Sur le plan entrepreneurial, je dirais: «If you can make it there you can make it anywhere.»

Est-ce que le concept du spectacle fonctionne ici ?

Tout à fait. Il est à l’image des gens qui sont dans la salle, donc, tu ne peux pas te tromper. C’est basé sur l’amour de la musique, le talent pur, c’est universel. Le show est interactif, et c’est unique ce qu’on fait, assez pour penser que d’ajouter ça à l’offre de 400 shows qui existent déjà à New York, ça vaut la peine.

Avez-vous déjà reçu des offres ?

Oui, des gens nous ont déjà approchés pour s’installer ailleurs. Le but est de revenir pendant plusieurs mois cet été, à Brooklyn peut-être. Il n’y a pas encore de plan défini. On a cinq semaines pour créer un buzz.

Sentez-vous l’appui du Québec ?

Je le sens comme jamais. Pour l’anecdote, j’ai fait une entrevue le lendemain de la première avec Gino Chouinard pour Salut Bonjour. Quand j’ai raccroché, j’avais les larmes aux yeux. J’ai senti dans leurs voix qu’ils voulaient vraiment que je réussisse. Ça compte pour beaucoup de savoir que les gens à la maison veulent qu’on réussisse. Je ne serais pas ici si je n’avais pas eu le soutien des Québécois depuis le début.

Comment vous préparez-vous à ce marathon de spectacles de cinq semaines ?

Je passe trois heures par jour à écouter de la musique. Dans les sept derniers mois, j’ai beaucoup écouté la radio de New York de tous les styles, rock, pop, R&B, country et beaucoup de radios universitaires. Ils te donnent les chansons qui seront des hits dans quatre à cinq mois. J’écoute tous les shows de Broadway. Je me prépare sérieusement. Malgré tout, il reste beaucoup plus de chansons que je ne connais pas que de chansons que je connais.

 

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