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Ils vous aident à flirter sur le web

Des compagnies américaines proposent d’améliorer votre image en ligne pour trouver plus vite l’âme sœur

Laurie Davis, 33 ans, est la fondatrice d’eFlirt. Sa compagnie aide les célibataires à mieux se représenter sur les différents sites et applications de rencontres amoureuses. Elle a rencontré son mari, Thomas Edwards, sur Twitter. Ce dernier est aussi «love coach» et il aide les New-Yorkais à développer des techniques de drague.
Photo courtoisie, eFlirt Laurie Davis, 33 ans, est la fondatrice d’eFlirt. Sa compagnie aide les célibataires à mieux se représenter sur les différents sites et applications de rencontres amoureuses. Elle a rencontré son mari, Thomas Edwards, sur Twitter. Ce dernier est aussi «love coach» et il aide les New-Yorkais à développer des techniques de drague.

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Les Américains sont prêts à tout pour trouver l’âme sœur... même à engager des professionnels de la séduction pour flirter à leur place sur internet.

NEW YORK | Les Américains sont prêts à tout pour trouver l’âme sœur... même à engager des professionnels de la séduction pour flirter à leur place sur internet.

Avec la prolifération des sites et des applications de rencontres, une nouvelle profession a effectivement émergé ces dernières années aux États-Unis, celle de love coach virtuel.

Laurie Davis, 33 ans, est de ceux-là. Sa compagnie eFlirt gère le profil de nombreux clients célibataires sur des sites de rencontre.

Pour près de 300 $ par mois, Laurie, ou un membre de son équipe, écrit la bio du client, choisit les bonnes photos à utiliser et rédige les premiers textos pour amorcer une conversation.

«On révise vos courriels, on trie les messages reçus et on sélectionne les candidats potentiels», dit la professionnelle de la drague 2.0.

Aux États-Unis, le marché du e-Dating est une énorme machine évaluée à 4 milliards $. On y compte plus de 4000 sites et applications pour téléphones intelligents.

«Il y a tellement de sites que les gens ne savent plus vers où se tourner», dit Laurie Davis.

Chiara Piazzesi, professeure au Département de sociologie de l’UQAM, ne croit pas que ce genre de services de «secrétaire de l’amour sur le web» va proliférer. Du moins, pas au Québec.

«Les usagers vont eux-mêmes développer des mécanismes de sélection dans cette jungle», estime-t-elle.

Préjugés à combattre

Il reste pourtant plusieurs préjugés contre cette industrie à combattre.

«Je passe beaucoup de temps à convaincre mes clients de la nécessité d’être sur le web, sinon c’est une possibilité manquée», dit Julie Spira, experte des cyberrencontres depuis 20 ans.

«La perception est en train de changer, il y a plus de 40 millions de célibataires sur ces sites, ce n’est pas rien!»

Catherine Choronzey, une Québécoise de 30 ans installée à New York, l’a réalisé en s’inscrivant sur Tinder en novembre dernier.

En moins de deux semaines, elle avait rencontré l’âme sœur.

«J’y allais à reculons au début, mais ce fut une révélation, j’aurais dû m’inscrire avant. Tu mets beaucoup plus de chances de ton côté.»

 

Brèves

Cinq conseils pour trouver l’âme sœur en ligne

Photo Fotolia

1- Choisir la bonne photo est primordial: pas d’égoportrait, pas de photo de groupe, pas de photo floue ou en bikini, porter du rouge est un «must» et, pour les femmes, mieux vaut utiliser une photo professionnelle.

2- Pour la courte bio, mieux vaut s’en tenir à 125 mots.

3- Au bout de six messages échangés sur un site de rencontre (et 20 messages pour les applications), il est temps de se rencontrer en personne. N’attendez pas plus longtemps, sinon la relation devient virtuelle.

4- Le premier rendez-vous devrait être dans un bar et non dans un café ou pour le petit-déjeuner, sinon ça ressemble trop à une entrevue d’embauche.

5- Les femmes attendent trop souvent que les hommes leur répondent en premier sur les sites de rencontre. Il ne faut pas non plus hésiter à relancer quelqu’un qui n’a pas répondu à notre premier message.

Les tendances en cyber-rencontres

The Invisible Girlfriend ou Boyfriend

Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

Cette application vous fournit un faux copain ou une fausse copine. Pour 24,99 $ par mois, vous recevez 100 textos, 10 messages vocaux et une carte postale de la part d’un amoureux invisible. Le but est de convaincre votre entourage que vous êtes réellement en couple. Le créateur de l’application assure que ce ne sont pas des robots qui écrivent les textos, mais bien des êtres humains. L’application est offerte au Cana­da.

The Catch

Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

Dans cette application, les femmes ont le contrôle. Chaque femme choisit quatre hommes dans le groupe de célibataires en fonction de leurs photos. Elles posent ensuite une série de questions et choisissent qui elles veulent rencontrer en personne en fonction des réponses.

The League

Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

On décrit cette application lancée à San Francisco comme le «Tinder de l’élite». L’application ne sélectionne que des utilisateurs qui ont étudié dans les universités américaines prestigieuses ou qui travaillent dans les entreprises de Silicon Valley. L’utilisateur reçoit seulement cinq matchs potentiels par jour.

The Grade

Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

L’application fonctionne un peu à la maniè­re de Tinder – application de rencontre géolocalisée qui permet de surfer rapidement à travers un groupe de célibataires qui se trouve autour de vous –, mais qui a l’avantage d’éliminer les personnes mal intentionnées grâce à un algorithme qui note les utilisateurs en fonction de leur popularité, de leur réactivi­té et de la qualité de leurs messages. Ceux qui reçoivent un F sont chassés de l’application.

JessMeetKen

Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

Ce site s’adresse aux femmes qui veulent recommander un ami à d’autres femmes. Elles inscrivent leur ami et contactent les utilisatrices qui seraient un bon match pour leur ami. Le slogan du site? «Il n’est peut-être pas le bon pour vous, mais il peut être parfait pour quelqu’un d’autre.»

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