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Les sargasses, une menace pour les plages du Sud

Voyageur averti - JM - 7 avril 2015
Photo Courtoisie Une plage d’une île des Caraïbes envahie par les algues.

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Bien des destinations touristiques du Sud tropical se trouvent menacées par un phénomène cyclique: l’arrivée massive d’algues couramment appelées «sargasses». Poussées par les courants, elles envahissent les plages, obstruent les ports et font fuir les touristes indisposés par l’odeur de putréfaction.

Bien des destinations touristiques du Sud tropical se trouvent menacées par un phénomène cyclique: l’arrivée massive d’algues couramment appelées «sargasses». Poussées par les courants, elles envahissent les plages, obstruent les ports et font fuir les touristes indisposés par l’odeur de putréfaction.

La présente saison hivernale marque, dans la zone de la mer des Caraïbes, la troisième répétition de ce phénomène qui s’est également produit en 2011 et en 2012.

Ces algues sont appelées «pélagiques», dans le sens où elles se développent en pleine mer sans avoir besoin de matière solide à laquelle s’accrocher. L’océan Atlantique constitue leur milieu naturel actuel. On a ainsi pu y observer un véritable radeau d’algues de 500 km de long.

Leur prolifération s’explique, selon les experts, par l’apport massif de nutriments dans la mer – notamment les phosphates et les nitrates – dû à deux grands fleuves, d’une part l’Amazone, en Amérique du Sud, et d’autre part le Congo, en Afrique équatoriale.

Régulièrement des blocs d’algues se détachent des grands bancs sous les assauts des coups de vent et des tempêtes, puis les courants marins et les marées les emportent vers les rivages.

Pollution

Vivantes, ces algues ont une belle couleur ambrée qui vire au brun quand elles commencent à sécher, puis à se décomposer. En putréfaction elles dégagent une insupportable odeur d’œuf pourri provoquée par l’émanation d’hydrogène sulfuré.

Sur leurs côtes exposées aux alizés, des îles des Antilles ont ainsi vu leurs plages régulièrement polluées par ces algues.

Les premiers temps, dans les stations touristiques concernées, on a pris les moyens de ramasser chaque jour les algues que la marée apportait. Puis, les moyens venant à manquer, certaines municipalités ont carrément abandonné, laissant sur les plages un amoncellement d’algues en décomposition et dans les ports des eaux gluantes d’algues pourries.

J’ai ainsi rencontré aux Antilles le directeur d’un hôtel de luxe doté d’une plage privée qui, confronté à l’invasion des sargasses, a commencé par embaucher des entreprises spécialisées. Puis, lorsque la facture a atteint 50 000 $, il a décidé de laisser tomber, avec les conséquences que cela a pu entraîner sur la fréquentation de son établissement.

Pour contrer cette pollution très dommageable pour l’activité touristique, la première solution consisterait évidemment à réduire à la source l’utilisation des engrais chimiques dans les zones concernées. Mais c’est là un combat de longue haleine.

Dans les pays affectés par ce désastre, la solution la plus simple consiste à enlever chaque matin les algues qui viennent de se déposer sur les plages. Cela suppose de gros moyens techniques et humains.

Certes, les algues peuvent être utilisées comme fertilisants pour la production agricole. Mais, comme bien des îles et des territoires touristiques ont abandonné ce type d’activité, il n’y a pas de demande massive pour ce type d’engrais.

Toujours est-il que, parmi les questions qu’il importe que vous posiez à votre agent de voyages avant de partir pour un complexe se situant en bord de mer dans le Sud, il y a celle concernant la présence de telles algues.

 

Brèves

Le monde du voyage

- Nolitours vient d’ajouter en exclusivité à son inventaire à Cuba le Bravo Club Hotel Arenal. Ce complexe 4 étoiles en formule tout inclus géré par le groupe italien Bravo offre l’avantage d’être situé à Santa Maria del Mar, à 30 minutes de La Havane. Cette situation permet aux vacanciers de combiner les plaisirs du bord de mer et la découverte de la capitale historique de Cuba.

- Haïti disposera à nouveau d’un hôtel en formule tout inclus à compter de novembre prochain. Le groupe hôtelier international Decameron va en effet prendre en gestion l’hôtel Club Indigo, situé sur la côte des Arcadins, à une cinquantaine de minutes de route de l’aéroport de Port-au-Prince. Le Decameron Indigo sera commercialisé par Transat. Ce complexe abritait autrefois le Club Med Haïti.

- Air Transat n’imposera pas de frais pour les bagages enregistrés, qu’il s’agisse des vols vers le Sud ou vers l’Europe, contrairement à ce que laissait entendre une rumeur, apparemment lancée par un concurrent. Debbie Cabana, porte-parole du transporteur a été très claire sur ce point lorsque nous lui avons posé la question dernièrement.

- L’aérogare de Plattsburgh, «l’aéroport américain de Montréal», est en cours d’agrandissement de façon à pouvoir accueillir de nouveaux transporteurs et proposer ainsi des vols internationaux tant vers les Caraïbes que vers l’Europe. En 2013, 85 % des 150 000 passagers fréquentant l’aéroport de Plattsburgh étaient de nationalité canadienne. Les autorités visent à accueillir le double de voyageurs d’ici à 10 ans, avec la même proportion de Québécois.

- Air Canada lancera le 6 juin prochain une liaison saisonnière directe vers Mexico au départ de Montréal, à raison de trois vols par semaine, à l’aide d’un appareil de 120 places.

- L’aéroport Trudeau sera directement relié à 29 destinations au cours de la prochaine saison estivale. Parmi les nouveautés: le vol direct assuré par Air Transat vers Budapest (Hongrie) et l’arrivée du nouveau transporteur SkyGreece, qui proposera un vol hebdomadaire vers Athènes.