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Centre Vidéotron : Ce qu’en pensent les experts

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Votre première réaction face au Centre Vidéotron ?

Luc Dupont, expert en marketing, professeur à l’Université d’Ottawa

«Je ne suis pas du tout surpris. Dès 2011, à l’annonce du partenariat entre Québecor et la Ville de Québec, il était question du Centre Vidéotron. Sur le strict plan du marketing, c’est ce qui était le plus logique.»

Frank Pons, expert en marketing, professeur à l’Université Laval

«On accouche un peu d’une souris. On a fait beaucoup de hype sur l’annonce que Québecor allait potentiellement sous-louer les droits pour arriver à pas grand chose. Je m’attendais à voir un gros commanditaire de l’extérieur qui paie un peu plus cher que ce que Québecor va payer.»

Pourquoi avoir gardé le nom de l’amphithéâtre dans la famille Québecor ?

Luc Dupont, expert en marketing, professeur à l’Université d’Ottawa

«Je suis sur qu’ils ont eu des offres. J’imagine qu’on a tâté le terrain, à tout le moins, du côté des compagnies d’assurance, de la bière, etc. Je suis convaincu qu’ils auraient pu vendre le nom. Mais pourquoi partager le butin quand on peut le garder pour nous ?»

Frank Pons, expert en marketing, professeur à l’Université Laval

«Ce que ça dit pour moi, c’est que la construction est faite, on a beaucoup d’espoir, mais les commanditaires sont un peu réticents. Ils veulent voir à l’usage. L’usage, ça peut prendre quelques années ou une équipe qui revient. Je pense que s’il y avait une équipe de la Ligue nationale, on aurait sans doute trouvé un commanditaire plus important.»

Est-ce que cela peut avoir un impact sur le retour des Nordiques ?

Luc Dupont, expert en marketing, professeur à l’Université d’Ottawa

«Si Vidéotron avait pensé qu’il n’y aurait pas de club de hockey, il ne se serait peut-être pas montré intéressé et aurait peut-être vendu le nom. Alors que là, il tenait à mettre son nom sur l’amphithéâtre.»

Frank Pons, expert en marketing, professeur à l’Université Laval

«Ça veut peut-être dire que les conditions pour la venue d’une équipe n’ont pas convaincu les commanditaires potentiels. Mais si une équipe revient, qu’elle appartient à Québecor, ils n’auront pas de difficulté à sortir Vidéotron pour aller chercher un autre commanditaire. C’est, à mon avis, une mesure transitoire.»

Est-ce que la Ville fait une bonne affaire ?

Luc Dupont, expert en marketing, professeur à l’Université d’Ottawa

«La ville a fait un bon travail de négociation. Ce n’est pas négligeable en termes de sous. On n’est pas très loin de ce que paie actuellement Air Canada pour le Air Canada Centre, à Toronto. C’est 1,5 M$ avec des équipes de sport professionnel. À 1,3 M$ pour Québec, sans équipe, c’est un coup de circuit pour la ville!»

Frank Pons, expert en marketing, professeur à l’Université Laval

«Payer 1,3 M$ pour un aréna sans événement sportif majeur, avec des concerts seulement et les Remparts, sans dire que c’est surpayé, on est dans le haut du pavé. Dans ce cas-là, la Ville fait une bonne affaire. C’est moins bon pour Québecor par contre.»

Luc Dupont
Luc Dupont, Professeur en communication.
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Luc Dupont, Professeur en communication.