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L’amphithéâtre de Québec baptisé le Centre Vidéotron

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Il faudra désormais parler du Centre Vidéotron pour désigner le nouvel amphithéâtre de Québec de 400 millions $.


Courtisé par plusieurs entreprises intéressées par les droits d’identification, le gestionnaire de l’amphithéâtre, Québecor, a finalement choisi de céder le nom de l’édifice à sa propre filiale de câblodistribution et de téléphonie.

«C’est un grand jour dans l’histoire de l’amphithéâtre de Québec. C’est en quelque sorte son baptême», a déclaré le président et chef de la direction du Groupe Sports et divertissement de Québecor, Benoît Robert, en conférence de presse mardi.

Dévoilement du nom de l'amphithéâtre de Québec : le Centre Vidéotron.
Photo Le Journal de Québec, Jean-Luc Lavallée
Dévoilement du nom de l'amphithéâtre de Québec : le Centre Vidéotron.

Rappelons que Québecor avait accepté, en 2011, de verser 33 millions $ à la Ville de Québec pour les droits d’identification (naming rights) pour une période de 25 ans, sans équipe de la LNH ou 63,5 M$ avec un club. Rien ne l’empêchait toutefois de sous-louer les droits à une de ses filiales ou à un tiers, ce qu’elle a sérieusement envisagé. 

«Nous avons eu beaucoup de contacts de plusieurs entreprises. Et nous avons regardé ça tout ça objectivement. C’est une décision d’affaires», a indiqué M. Robert, refusant de préciser le nombre d’entreprises qui étaient dans la course pour l’obtention des droits. Labatt et Pepsi avaient publiquement manifesté leur intérêt.

La durée de l’entente inconnue

Malgré l’insistance des journalistes, le montant de la transaction et la durée de l’entente entre Québecor et Vidéotron n’ont pas été dévoilés. Vidéotron a invoqué des raisons «stratégiques». L’entente est renouvelable et pourrait être renégociée en temps opportun dans l’éventualité d’un retour de la LNH à Québec.

«On n’a pas eu de cadeau. On a négocié. J’ai joué du coude pour avoir notre nom sur l’amphithéâtre», a assuré Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron, disant espérer que le nom soit associé à l’amphithéâtre pour plusieurs années. «On espère être là à long terme.»

Elle a évoqué de «longues négociations». Dès la «première pelletée de terre, c’est certain qu’on voulait être là», a-t-elle ajouté, débordante de fierté. «On s’est faufilés jusqu’au fil d’arrivée puis on est sortis grands gagnants donc on est très fiers d’apposer notre nom aujourd’hui.»

Les enseignes de Vidéotron, qui seront installées dans les prochains mois, seront visibles dans toutes les directions.

Annonce du nouveau nom de l'amphithéâtre avec Régis Labeaume et Benoît Robert.
Photo Jean-Luc Lavallée
Annonce du nouveau nom de l'amphithéâtre avec Régis Labeaume et Benoît Robert.

Labeaume se réjouit

Le maire de Québec Régis Labeaume, qui a participé à la conférence de presse, a affirmé que Vidéotron venait de réaliser un «excellent coup» qui va lui procurer «une visibilité exceptionnelle». Il s’est dit particulièrement fier que le nom «francophone» de l’amphithéâtre soit associé à une entreprise dont le siège social est au Québec.

Le maire s’est dit à nouveau convaincu d’être allé chercher le maximum d’argent avec Québecor il y a quelques années. L’entente initiale, rappelons-le, rapportera une moyenne annuelle de 1,3 millions $ à la Ville de Québec ou le double si les Nordiques effectuent un retour.

«Cherchez une ville dans le monde qui est allé chercher ce montant-là, vous n’en trouverez pas. On a investigué partout en Amérique du Nord sur les droits de nommés ; il n’y a pas une ville à ce que je sache qui a été capable d’aller chercher ce montant-là. On a été durs dans la négociation.»

À Toronto, Air Canada débourse 1,5 M$ par an pour apposer son nom sur le domicile des Maple Leafs et des Raptors. À Montréal, Bell a signé un entente de 100 M$ sur 20 ans avec le Canadien en 2002, montant duquel il faut déduire une commandite de 40 M$. Autrement dit, Bell verserait environ 3 M$/an en droits d’identification pour le domicile du Canadien.

Une annonce n’attend pas l’autre

Québecor multiplie les annonces depuis quelques mois, en vue de l’ouverture de l’amphithéâtre le 15 septembre prochain. L’entreprise de télécommunications, qui cherche toujours à ramener une franchise de la LNH dans la Vieille Capitale, avait annoncé l’acquisition des Remparts de Québec en novembre dernier.

Elle a par la suite conclu des partenariats avec Live Nation Entertainment et AEG pour s’assurer de miser des artistes de calibre international en plus de ses ententes avec Ticketmaster puis le géant nord-américain Levy Restaurants, responsable de la gestion des opérations de restauration.

«Ce sont des partenariats dignes des ligues majeures qui positionnent l’amphithéâtre de Québec parmi les installations sportives et culturelles les plus prestigieuses au monde», a déclaré Benoît Robert mardi.

Le gestionnaire de l’amphithéâtre dévoilera la programmation des festivités des trois premières semaines de spectacles le 14 avril prochain.


 

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