/lifestyle/books
Navigation

Bernard Pivot à Québec

Bernard Pivot profitera de sa visite pour recueillir et noter les expressions québécoises les plus colorées.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Bernard Pivot profitera de sa visite pour recueillir et noter les expressions québécoises les plus colorées.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC -Presque 19 ans après avoir animé l’émission Bouillon de culture dans la salle du conseil de l’hôtel de ville de Québec, le journaliste et animateur français Bernard Pivot est de retour dans la Vieille-Capitale, cette fois à titre de président d’honneur du Salon international du livre de Québec. Et il en est fort heureux.

Bernard Pivot, un amoureux de la langue française, a fait de la lecture son métier et souhaite susciter l’envie de lire chez les autres. Il est lui-même l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont Les mots de ma vie et Les tweets sont des chats, tous les deux publiés chez Albin Michel et préside l’Académie Goncourt.

Il est toujours très attaché au Québec. «J’y ai fait des émissions, j’ai accueilli beaucoup d’écrivains québécois et comme je suis un usager et un défenseur de la langue française, je sais combien la langue française est ici importante», dit-il en entrevue, peu après son arrivée en sol québécois.

Défense de la langue

Il rappelle combien la langue française est défendue «bec et ongles» par les Québécois. «Je me sens une affinité spéciale avec le Québec et très souvent d’ailleurs en France, quand on m’interroge sur l’évolution de la langue française, je cite toujours en exemple le Québec en disant, si les Français avaient la même énergie pour défendre leur langue, peut-être serions-nous plus fiers de nous-mêmes.»

À son avis, la langue française se porte «pas mal», mais la qualité du français est en train d’être éprouvée parce qu’elle est envahie par les termes anglo-américains, de plus en plus nombreux. «Je ne suis pas du tout ennemi avec l’introduction de mots étrangers dans notre langue. Une langue doit s’enrichir de mots étrangers, elle doit évoluer. (...) Mais le problème c’est qu’aujourd’hui, elle ne s’enrichit que de mots anglo-américains. C’est un peu dommage. (...) Je m’élève contre l’appauvrissement de la langue française quand ce sont des mots français qui disparaissent au profit de mots anglais.»

Et les textos

Pour lui, il n’est pas question non plus de négliger le français en écrivant des textos et des messages sur les réseaux sociaux. «Je suis un grand utilisateur de Twitter et le fait de s’exprimer sur les réseaux sociaux n’est pas une excuse à employer un mauvais français. On peut très bien, par exemple sur Twitter, en 140 signes, s’exprimer en très bon français.»

Par ailleurs, Bernard Pivot a beaucoup apprécié le Dictionnaire amoureux du Québec écrit par Denise Bombardier, qui est aussi invitée d’honneur du Salon. «Je pense qu’il est très bon et j’y ai appris beaucoup de choses. C’est un livre qui m’a passionné.» C’est en le lisant qu’il a appris l’existence de la poutine...

Il profitera d’ailleurs de son passage à Québec pour recueillir et noter nos expressions les plus colorées.

- Bernard Pivot a été fait Chevalier de l’Ordre du Québec en 2001 pour sa contribution au rayonnement des écrivains québécois en France.

- Il fera plusieurs séances de dédicaces au Salon. Pour connaître toute la programmation : www.silq.ca .

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.