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Journée chaotique à l'UQAM : les policiers viennent en renfort aux gardiens de sécurité et arrêtent 22 personnes

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D’abord les gardiens de sécurité qui contiennent physiquement les manifestants, puis la police qui entre à l’université pour procéder à des arrestations. L’UQAM a connu une journée chaotique hier, après avoir décidé d’intervenir pour faire respecter son injonction.

 

En tout, 22 personnes ont été arrêtées dans les murs de l’UQAM hier après-midi. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été appelé en renfort lorsque la situation entre les gardiens de sécurité et les militants étudiants a dégénéré. Peu après 14 h, plus d’une centaine d’étudiants ont marché dans l’UQAM pour protester contre l’injonction ordonnée il y a une semaine par la Cour supérieure, qui empêche quiconque de perturber les activités de l’UQAM. Plus tôt, une marche pendant les cours du matin avait déjà donné lieu à des bousculades et des confrontations avec les gardiens de sécurité.

Contention physique

Contrairement aux jours précédents, où ils suivaient passivement les manifestants, les gardiens les empêchaient d’entrer dans les salles de classe. Selon nos informations, ils avaient cette fois-ci l’autorisation d’intervenir physiquement.

La situation a dégénéré vers 14 h 45, lorsqu’il y a eu plusieurs bousculades entre étudiants et gardiens de sécurité. Le SPVM est alors intervenu pour procéder à des arrestations, au sous-sol du pavillon J.-A. De Sève. Les policiers n’ont pas hésité à utiliser leur bâton télescopique pour rétablir l’ordre et ont isolé les étudiants – qui étaient maintenant plusieurs centaines – à l’aide de barrières improvisées.

Les profs s’interposent

L’escouade antiémeute est ensuite arrivée, et des professeurs choqués par la présence policière dans l’université se sont installés entre les policiers et les étudiants pour créer une zone tampon.

Le syndicat des professeurs a fait venir le vice-recteur, Marc Turgeon, pour qu’il tente de calmer le jeu. Il s’est fait huer par les manifestants, qui réclament l’arrêt des procédures d’expulsion contre neuf de leurs collègues. Ceux-ci avaient été convoqués le mois dernier pour des actions de mobilisation remontant à plusieurs mois, ce qui a provoqué la colère dans la communauté étudiante, qui y a vu une tentative de musellement. «Libérez nos camarades», ont entonné à plusieurs reprises les étudiants.

Les policiers ont finalement quitté les lieux, suivis par les gardiens de sécurité, sur l’ordre du vice-recteur. Une délégation de professeurs et de représentants des associations étudiantes s’est ensuite rendue au poste de police où étaient détenues les 22 personnes arrêtées, pour tenter de négocier leur libération.

Selon le sergent Jean-Bruno Latour, du SPVM, celles-ci devaient être libérées en soirée sous promesse de comparaître. Une personne aurait été arrêtée pour vol de cellulaire, alors que les 21 autres font face à des accusations de méfait, d’attroupement illégal ou d’attroupement masqué.


 

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