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Les garderies publiques désertées

Sandra Larouche, Présidente du Regroupement
Sandra Larouche, Présidente du Regroupement

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Les conséquences de la loi 28 sont déjà visibles dans la région avant même son adoption. Le Regroupement des Centres de la Petite Enfance du Saguenay-Lac-Saint-Jean confirme que des parents qui disposent d’un revenu moyen à élevé ont déjà déserté les garderies publiques.

C’est la modulation des tarifs des garderies en fonction du revenu des parents qui provoque la plus grande inquiétude. «Les crédits d’impôt accordés aux utilisateurs de garderies privées demeureront les mêmes. Pour les parents à faible revenu, la loi 28 ne changera rien, mais pour les autres, il en est tout autrement. Parce que ça coûtera plus cher dans les garderies subventionnées, certains parents ont déjà décidé d’inscrire leurs enfants dans le privé», précise Sandra Larouche, présidente de l’organisme.

L’application de la loi 28 fait également craindre la réapparition des garderies «sans reçus» très populaires dans les années 70 et 80.

«Au privé, il n’y a que très peu de surveillance. On ne retrouve pas de système de traitement des plaintes. Les gens ne sont pas formés et personne ne surveille si les menus sont conformes au guide alimentaire canadien. On revient à l’ancienne», affirme Sandra Larouche.

 

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