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Sept grands défilés à l’Espace 400e

Sept grands défilés à l’Espace 400e
Photo courtoisie, Marquis Giguère

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Les amoureux de la mode seront ravis par la 4e édition du Festival Québec Mode, qui présentait jeudi la programmation la plus étoffée de sa jeune existence. Les grands défilés, au nombre de sept cette année, se dérouleront maintenant à l’Espace 400e.

La mode sous toutes ses coutures fera vibrer Québec du 29 avril au 2 mai prochain. Grande nouveauté: les grands défilés ne seront plus présentés sous un chapiteau au coin de la Couronne et Charest, mais investiront la salle «plus spacieuse et fonctionnelle» de l’Espace 400e.

«La météo est très stressante à ce temps-ci de l’année. On ne se pose plus cette question-là», soutient la directrice générale Karine Albert, heureuse de voir que son événement grandit d’année en année.

Parmi les grands défilés, Frank Lyman présentera sa collection printemps-été 2015. Ambassadrice de la compagnie depuis un an, Annie Pelletier se prêtera au jeu du mannequinat en défilant six ensembles de vêtements, parmi la centaine présentés sur la passerelle.

«J’ai déjà une séance de prévue pour apprendre à faire de bons pivots, bien marcher et avoir l’attitude, le regard, a-t-elle confié. En tant qu’ambassadrice, je représente monsieur et madame Tout-le-monde. J’ai 41 ans, je n’ai pas le gabarit d’une mannequin professionnelle.»

Myco Anna a 20 ans

Le grand défilé d’ouverture du festival sera consacré à Myco Anna, qui célèbre cette année ses 20 ans. La designer Christiane Garant, pionnière de la mode éthique et écologique, présentera la collection d’été, fera la place à cinq créateurs qu’elle distribue à la boutique de Place de la Cité, puis offrira en primeur sa collection de l’hiver prochain.

Christiane Garant, qui souhaite reconquérir le marché américain prochainement, promet plusieurs surprises lors de la soirée, comme la présence de certaines personnalités qui portent sa griffe.

À noter que le défilé de lingerie Flirt sera également de retour cette année.

Défilé à vélo

Une nouveauté plutôt inusitée se déroulera le 2 mai sur le parvis de l’église Saint-Roch. Un défilé de mode... à vélo.

«Ça s’est fait ailleurs dans le monde, mais c’est la première fois que ça aura lieu à Québec, explique Karine Albert. On invite les gens à venir en vélo et s’habiller “fashion” pour l’occasion. Des juges seront sur place. Ce n’est pas parce qu’on choisit de se déplacer à vélo qu’il faut porter des cuissards. On peut le faire en ayant du style.»

Exposition photo

L’exposition d’envergure Images de mode, qui aura lieu toute la durée du festival, risque d’être fort intéressante. Images de mode est une initiative du réputé photographe David Cannon, qui a réalisé un projet photo en collaboration avec le Musée national des beaux-arts et des créateurs tels Nadya Toto,Denis Gagnon et Rudy Bois. L’exposition pourrait éventuellement être présentée à l’international.

Cette année, la Grande Virée shopping se tiendra de jour, le 2 mai, de midi à 17 h, sur la rue Saint-Joseph.

Karine Albert croit qu’avec ces changements et cette plus large programmation, elle dépassera, et de loin, les 13 000 visiteurs de l’an passé.


La mode... et l’austérité

Pendant que plusieurs grandes chaînes de vêtements font tout pour se maintenir à flot en ce contexte d’austérité économique, la directrice générale, Karine Albert, et le porte-parole, Francisco Randez, ont lancé un cri du cœur pour encourager les créateurs.
 
 «On ne se fera pas de cachettes, on est dans une période économique où c’est plus difficile et plusieurs secteurs en souffrent, a souligné Francisco Randez, porte-parole de l’événement depuis trois ans. [...] Je pense que dans ces contextes-là, on peut dire que les trucs comme la mode c’est secondaire, mais au contraire, c’est dans des moments comme ceux-là que cette folie, cette créativité sont plus importantes que jamais.»

«Le festival arrive après un hiver difficile, au bon moment, et plus que jamais, c’est le temps de se rassembler et de célébrer cet événement-là», a-t-il ajouté.

Fidéliser la clientèle

Même son de cloche du côté de la directrice générale de ce festival, qui malgré l’austérité, se porte mieux que jamais.

«Certains nous disent que ce sont les temps les plus durs qu’ils ont vécus. Il faut vraiment que chaque créateur, chaque boutique, fasse un effort supplémentaire pour se démarquer, se diversifier et fidéliser leur clientèle. Je pense que ce sera ça le nerf de la guerre. Ils doivent avoir leur propre ADN.»

Elle souhaite également défaire les préjugés concernant les designers, rappelant que les rapports qualité-prix sont «exceptionnels».

«C’est très accessible, la mode de créateur, contrairement à ce qu’on peut penser, a-t-elle affirmé. On peut payer le même prix, un vêtement de créateurs, que dans une grande chaîne. Mais en plus, le service client est très personnalisé.»