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Les cinq sexes

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Au XIXe siècle, on affirmait que «la biologie était le destin». Maintenant, les idéologues du genre proclament que «la culture est le destin». Et chacun des tenants de ces positions avance de nombreux arguments prouvant que «nous avons raison, eux ont tort».

À mon avis, aucun scientifique digne de ce nom n’osera aujourd’hui affirmer l’une ou l’autre de ces assertions. Nous sommes le résultat d’une interaction entre des forces biologiques et des forces environnementales. Il semble évident que chacun(e) d’entre nous possède un sexe, mâle ou femelle, et un genre, masculin ou féminin. Mais ce n’est pas si simple.

1- Le sexe chromosomique

En fait, il semblerait que nous possédions cinq sexes. Le premier est le sexe génétique: XX pour les filles, XY pour les garçons. Ces chromosomes orientent le sexe anatomique et hormonal.

Mais parfois, un fragment de X ou de Y se loge sur l’autre chromosome, donnant alors lieu à un pseudohermaphrodite. Cette personne possède un sexe XX ou XY, mais les organes génitaux externes ressemblent à ceux de l’autre sexe.

Nous sommes le résultat d’une interaction entre des forces biologiques et des forces environnementales

2- Le sexe anatomique

Ce sexe est constitué du vagin et des ovaires chez les filles et du pénis et des testicules chez les garçons. Ils apparaissent à la 8e semaine de grossesse et sont confirmés lors de la poussée hormonale de la puberté.

Il arrive toutefois que les deux appareils génitaux se développent en même temps. C’est le cas des véritables hermaphrodites, appelés aujourd’hui intersexes. Auparavant opérés par les chirurgiens dès l’enfance, les intersexes à travers leurs associations revendiquent maintenant le libre choix de leur sexe par une intervention chirurgicale ou par un changement d’état civil.

3- Le sexe hormonal

Les filles produisent des œstrogènes et, surtout, de la progestérone; les garçons, des androgènes et, surtout, de la testostérone. C’est surtout la progestérone et la testostérone qui sexualisent le cerveau, quoique certains en doutent.

Il se produit parfois une virilisation des organes génitaux chez les filles, le clitoris ressemblant alors à un micropénis. Certains voient dans une plus grande production de testostérone la cause du lesbianisme. À l’inverse, un retard de production de testostérone chez le fœtus mâle provoque une féminisation du corps du garçon, retard compensé toutefois lors de la poussée hormonale pubertaire. Les guevedoces en sont un exemple frappant.

4- Le sexe social

Le sexe social, appelé aussi genre, fait référence aux rôles, statuts, droits et identités associés au sexe. On distingue le genre social et l’identité de genre.

Le genre social renvoie aux représentations différenciées que toutes les sociétés ont attribuées aux hommes et aux femmes: par exemple, la robe et les soins pour les femmes, la force et le courage pour les hommes. Ces représentations varient toutefois d’une culture à l’autre et d’une époque à l’autre. Par exemple, la femme soumise s’est transformée en féministe revendicatrice (à bon escient), du moins dans les sociétés occidentales.

L’identité de genre est une notion introduite par le psychanalyste Robert Stoller pour qualifier les transsexuels dont l’identité psychologique intime ne correspond pas avec leur sexe anatomique.

5- L’orientation sexuelle

On peut avoir un corps d’homme ou de femme, avec des hormones correspondantes, mais être attiré sexuellement par le même sexe (homosexualité et lesbianisme). Certain(e)s sont attirés par les deux sexes (bisexualité).

Existent aussi les transgenres qui tout en refusant la chirurgie transsexuelle vont se comporter et s’habiller comme l’autre sexe. On les rencontre autant chez des hérétosexuel(le)s comme chez les homosexuel(le)s.

En conclusion

Pour la très grande majorité d’entre nous, ces cinq sexes vont tous dans le même sens. Les psychiatres parlent de dysphorie identitaire pour ceux et celles dont ces sexes deviennent équivoques. Ce qui ne fait pas d’eux des anormaux, au même titre qu’un diabétique n’est pas anormal parce qu’il vit un déséquilibre d’assimilation des glucides.