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Aussitôt reconduite, l'injonction est de nouveau défiée à l'UQAM

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Aussitôt reconduite par la Cour supérieure, aujourd'hui, l’injonction interdisant toute perturbation des activités à l’UQAM a de nouveau été bafouée par des militants.

Pendant que le juge Martin Castonguay prolongeait l’ordonnance jusqu’au 21 juillet, des dizaines de manifestants ont fait du tapage pendant toute la durée du cours du matin, devant une salle de classe du pavillon De Sève.

Des gardiens de sécurité avaient bloqué les entrées au cours de psychologie (dont les étudiants sont en grève) pour empêcher les militants d’aller lever le cours, mais ceux-ci ont tapé sur des bacs à recyclage, crié et propagé un bruit de sirène avec un mégaphone pendant trois heures.

«Je ne peux pas dire que j’ai retenu beaucoup de choses de mon cours, a dit Léon Violet, à sa sortie. Mais c’est une question de principe, on ne voulait pas s’en aller et les laisser gagner.»

Plusieurs étudiants qui ne sont pas en grève ont été dérangés par ce tapage, dans les salles de classe environnantes, et sont également partis.

En matinée, le juge Castonguay a mis en doute la volonté de l’UQAM de faire respecter l’ordre du tribunal. «En dépit [de l’injonction prononcée il y a 10 jours], le temps de réaction de l’UQAM a été relativement lent, a-t-il dit. Quand des gens arrivent masqués, pourquoi ne pas réagir avec promptitude?»

Le magistrat a noté qu’il n’y avait pas eu de «changement pour le mieux» depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance.

En après-midi, les gardiens de sécurité n’ont pas empêché les militants de faire annuler plusieurs cours.

«Il faut que ça arrête, ça n’a pas de bon sens!» a dit Anne-Marie Poirier, étudiante en graphisme, dont la faculté des arts a voté en faveur de la grève.

«On pensait que l’injonction allait nous permettre d’assister à nos cours, mais il faut croire que non», a-t-elle ajouté.

Session prolongée?

Par ailleurs, la direction du Cégep du Vieux-Montréal a appelé ses étudiants à un retour en classe, alors qu’un nouveau vote de grève est prévu demain. Si les cours ne recommencent pas dès jeudi, la session pourrait être prolongée à l’automne. «Cela aurait des impacts très importants, par exemple pour ceux qui attendent leur diplôme pour commencer l’université», a affirmé la directrice générale, Murielle Lanciault.

Avec la collaboration de Michaël Nguyen

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