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Fin des élections scolaires: les directeurs d’école favorables

La président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles, Danielle Boucher
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU La président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles, Danielle Boucher

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QUÉBEC- Le ministre de l’Éducation, François Blais, peut compter sur l’appui des directeurs d’école qui sont d’accord avec la disparition annoncée des élections scolaires.

C’est ce qu’a indiqué Danielle Boucher, présidente de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, lors d’un entretien avec Le Journal mercredi. «Pourvu que M. Blais présente quelque chose qui soit viable» pour remplacer les élus, a-t-elle précisé.

Son association est «favorable» à la création d’un conseil d’administration auquel siégeraient des représentants du réseau scolaire et de la communauté, comme l’a évoqué François Blais. À condition toutefois que ces derniers soient désignés par un collège électoral plutôt que par le ministre.

«Si la population n’en veut plus d’élections scolaires, c’est peut-être l’occasion de faire autrement et de faire mieux», affirme Mme Boucher.

Même son de cloche de la part de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement.

«Si tu as des gens qui proviennent du milieu, qui sont vraiment impliqués sur le terrain, il y a plus de chances que ça réponde aux besoins des élèves que des élus qui peuvent parfois être éloignés de la réalité de l’école», a affirmé sa présidente, Lorraine Normand-Charbonneau.

« Insultant »

Par ailleurs, Danielle Boucher s’insurge contre les propos tenus mardi par Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires.

Cette dernière craint qu’en remplaçant les élus par des parents, des directeurs d’école et des élus municipaux, les décisions ne soient prises par des gens «qui défendent leurs propres intérêts plutôt que celui des élèves».

«Je trouve ça odieux et insultant, a lancé Mme Boucher. C’est comme si on ne travaillait pas dans l’intérêt de nos élèves. On vient attaquer le professionnalisme des directeurs d’école. C’est épouvantable.»

Il s’agit d’un argument qui ne tient pas la route, ajoute-t-elle: «C’est comme si on disait que les parents qui siègent sur le conseil d’établissement des écoles sont là seulement pour leurs enfants.»

Pour éviter les «dérapages», il n’y a pas de temps à perdre, selon Mme Boucher. «Il faut que le ministre fasse rapidement connaître ses intentions» concernant le modèle à mettre en place pour remplacer les élus scolaires.

De son côté, Mme Normand-Charbonneau demande à M. Blais de consulter les directeurs d’école afin que la nouvelle structure réponde à leurs besoins.

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