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Un choix pour une équipe dans le pétrin

<<STORY SLUG>>
photo d’archives, agence qmi C’est à la fin du mois de juin que Connor McDavid saura pour quelle équipe il évoluera la saison prochaine.

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Pas une équipe n’ajoutera officiellement un joueur à sa formation samedi soir, mais celle qui parlera au premier rang des 14 organisations exclues des séries apprendra qu’elle réclamera Connor McDavid en juin. Un choix devenu incontournable même si, pendant un moment en saison, le centre américain Jack Eichel a secoué le trône du «Messie».

Dans ce système de repêchage complexe (peut-être trop), l’équipe de Buffalo est assurée de réclamer au premier ou deuxième rang.

Outre ces deux patineurs, plusieurs candidats joueront un rôle déterminant dans l’avenir des équipes qui les réclameront. Celui de McDavid équivaudra à la venue de Sidney Crosby à Pittsburgh. Le boulier s’activera vers 20 h. TVA Sports présentera cette loterie pendant une intermission de la rencontre entre Pittsburgh et New York.

Nervosité

La ligue a chamboulé son format de manière à augmenter les chances des 10 premières équipes et à réduire celles des 4 dernières formations. Il n’en demeure pas moins qu’avec 1 % des possibilités seulement, Boston pourrait rendre fous les fans du Canadien en sortant la boule gagnante.

Les Sabres ressentent une nervosité terrible, car ils détiennent 20 % des chances de remporter la loterie McDavid. Ça semble peu, mais c’est néanmoins le premier rang dans le circuit et un avantage de 7 % en leur faveur au détriment des Coyotes (13,5 %). Imaginez l’effervescence si ceux-ci avaient déménagé à Québec l’été dernier.

Les Oilers d’Edmonton (11,5 %) et les Maple Leafs de Toronto (9,5 %) viennent aux troisième et quatrième rangs. En toute honnêteté, ces deux équipes ont donné l’impression de courir davantage après McDavid qu’après la victoire. Edmonton, le plus beau gâchis de la LNH, ne mérite pas ce privilège. Les Oilers ont encore manqué les séries bien qu’ils aient parlé au tout premier rang lors de trois des cinq derniers encans.

Quelle situation ridicule également à Toronto ! Cette formation a le droit de traverser de mauvaises années, mais pas celui de coller au fond de la marmite aussi longtemps.

Québec en a fait bien moins dans la saga Éric Lindros et l’équipe a été accusée de tous les péchés du monde. Des francos et un ratoureux comme Marcel Aubut à la présidence, ça trichait aux yeux des bonzes du circuit.

Pas le seul candidat au million

Dans cette situation, je souhaite voir une équipe dans le besoin gagner le tirage. Le plus près possible de Montréal pour savourer les prouesses de McDavid. Il deviendra officiellement un jeune millionnaire le 26 et 27 juin, lorsqu’il entendra son nom au BB&T Center en Floride, à l’occasion du repêchage. Ses 44 buts et 120 points en 47 parties le confirment; néanmoins, c’est avant tout son talent qui l’a placé dans cette position. Il a survolé toute la compétition lors du championnat mondial junior.

«Habituellement, on se retrouve avec quatre candidats pouvant devenir le premier choix et ils s’échangent cet honneur pendant l’année. En 2015 toutefois, McDavid et Eichel sont confortablement assis dans les sièges n° 1 et 2. Non seulement ils sont des joueurs remarquables, mais ils ont été réguliers du début à la fin», a commenté Dan Marr, directeur de la centrale de dépistage de la LNH.

La dernière fois que Buffalo a repêché des joueurs en première ronde était en 1987, lorsque les Sabres ont jeté leur dévolu sur le centre Pierre Turgeon.

 

Brèves

Je cherche la hache

J’ai regardé à quelques reprises, sous différents angles, le coup de bâton du défenseur P. K. Subban à la main de l’attaquant Mark Stone. Je suis incapable d’y voir un coup de hache d’une violence causant une suspension. Ce n’est pas très sportif, j’en conviens, mais ça s’arrête là.

Je ne vois pas une infraction visant à blesser l’adversaire dans cette agression même si la blessure est la conséquence de ce cinglage. Pas plus que le printemps dernier, lorsque Chris Kreider, des Rangers, a foncé sur le gardien Carey Price. La conclusion dépend des yeux qui ont regardé l’agression.

Étant donné que cette chronique a été écrite avant le match d’hier soir, j’espère qu’aucun geste ou parole raciste ne sera posé ou entendu dans les prochaines rencontres.

Howe et Richard

Au début des éliminatoires, la décision de la LNH de retirer les noms de Gordie Howe et de Maurice Richard de la coupe Stanley est passée sous le radar. Un tollé de la part du public ne s’est pas fait entendre. À un moment donné, cette pièce symbolique de quincaillerie doit faire place aux joueurs des années 2000. Howe, Richard et tant de grands joueurs ont marqué l’histoire du hockey. Ils ne méritent pas qu’une paire de pinces les humilie de la sorte. En se basant sur des critères bien précis, les plus grandes étoiles devraient toujours figurer sur un anneau permanent de la coupe. Je n’ai aucune objection à voir celui de Rick Chartraw et de ses équipes gagnantes disparaître, mais pas ceux que je viens de nommer.

L’époque de Roy

Les Remparts sont revenus de l’Île-du-Prince-Édouard en autocar après leur quatrième victoire. Nous voilà sous la nouvelle administration des Remparts. À l’époque de Patrick Roy et Jacques Tanguay, les joueurs auraient été récompensés et c’est en avion que les Québécois auraient pris la direction de Québec. L’entreprise Québecor n’a pas la même vision que l’ancienne administration.