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Il perd 300 livres et passe près de mourir à Cuba

Opéré pour se faire retirer 20 livres de peau

Après s’être fait enlever de 15 à 20 lbs d’excédents de peau autour du ventre, Jean-Guy Roy doit porter un corset pendant trois mois pour s’assurer que ses plaies cicatrisent bien. En 2011, avant de reprendre sa vie en main et d’entreprendre un rigoureux programme d’entraînement, M. Roy pesait plus de 486 lbs.
Photo josée hamelin Après s’être fait enlever de 15 à 20 lbs d’excédents de peau autour du ventre, Jean-Guy Roy doit porter un corset pendant trois mois pour s’assurer que ses plaies cicatrisent bien. En 2011, avant de reprendre sa vie en main et d’entreprendre un rigoureux programme d’entraînement, M. Roy pesait plus de 486 lbs.

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ST-HYACINTHE | Un homme qui a perdu près de 300 livres pour pouvoir voir grandir ses petits-enfants a failli mourir à Cuba alors qu’on lui enlevait 20 livres de peau devenue inutile.

Jean-Guy Roy pesait 486 livres en 2011 lorsqu’il a décidé de se prendre en main. Il a perdu 277 livres afin de vivre plus longtemps et ainsi voir grandir ses futurs petits-enfants. Mais sa reprise en main a failli être réduite à néant lors d’une opération à Cuba le 1er avril afin d’enlever entre 15 et 20 livres de peau.

«N’eût été de la vigilance de mon entraîneur, Vincent Laurendeau, je ne serais plus là aujourd’hui», confie Jean-Guy Roy.

L’opération s’est bien passée, mais 15 heures plus tard, l’homme de 57 ans se sentait faible et étourdi. «Mon entraîneur a vu du sang et il a tout de suite averti une infirmière qui est revenue avec deux médecins.» Quelques secondes plus tard, on le ramenait d’urgence en salle d’opération.

S’accrocher à la vie

«Sur cette photo, je me rentrais le ventre», se souvient-il.
Photo josée hamelin
«Sur cette photo, je me rentrais le ventre», se souvient-il.

Souffrant d’une importante hémorragie, on lui a dit qu’il n’aurait pas dû se coucher sur le côté, une consigne qu’il ne se souvient pas avoir reçue et qu’il attribue à la barrière linguistique. «Là-bas, les gens ne parlent qu’espagnol et un peu l’anglais», expose-t-il.

Avant d’être réopéré, il a pensé à ses fils et aux petits-enfants, qu’ils auront un jour et il s’est dit: «il faut que je m’accroche.» Dans la salle d’opération, il dit que tout était d’un blanc immaculé. «Je me sentais léger et j’entendais les gens, près de moi, comme un écho, au loin.»

Après cinq transfusions et deux jours aux soins intensifs, il a finalement obtenu son congé de la clinique Cira Garcia, de La Havane. Les médecins lui ont dit qu’il avait été pris «juste à temps».

En dépit de son expérience, Jean-Guy Roy n’hésiterait pas à subir une autre intervention à Cuba où il a qualifié les soins d’exceptionnels.

4000 $ de dette

Alors que sa chirurgie dans les Caraïbes devait initialement lui coûter 3600 $, Jean-Guy Roy est revenu au pays avec une dette de 4000$, en raison de sa deuxième opération. Se faire retirer de la peau au Québec lui aurait coûté 11 000$ et ce n’est pas couvert par la RAMQ, qui la considérait de chirurgie esthétique.

M. Roy dit avoir aussi une dette morale envers son entraîneur personnel, Vincent Laurendeau, qui a fermé son entreprise pendant trois semaines pour l’accompagner à Cuba. «Je lui dois une fière chandelle, commente-t-il, avec reconnaissance. En plus de m’avoir aidé à reprendre ma vie en main, c’est grâce à lui si aujourd’hui je suis encore en vie.»