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Une semaine au camp de surf Marocain

Une semaine au camp de surf Marocain
photo courtoisie, Anne-Marie Provost

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Le Maroc est sans contredit une destination de choix pour qui veut apprendre à surfer ou perfectionner sa technique. Chaque année, des surfeurs de plusieurs régions du monde convergent dans un des camps de surf qui pullulent sur la côte atlantique.

À flanc de montagne dans le paysage rude du village de Tamraght, à une quinzaine de kilomètres des grands hôtels d’Agadir, se trouve l’école Dynamic Loisirs Surf, le premier surf camp à avoir fait son apparition dans la région en 1994.

Réputés pour ses vagues, les alentours ont connu, depuis, un développement avec l’apparition de plusieurs autres surfs camps, qui se mélangent à la vie locale. À Dynamic Loisirs, le coût d’un peu plus de 500 dollars comprend le transport de l’aéroport, le gîte, les repas, le matériel et des cours de surf pendant cinq jours.

4 heures de surf par jour

Une semaine au camp de surf Marocain
photo courtoisie, Anne-Marie Provost

La journée débute à 8 heures. Le déjeuner, très simple, est servi sur la terrasse de la villa colorée à l’architecture typiquement marocaine qui surplombe la mer.

Les gens sont tous assis à la même longue table pendant les repas, dans une ambiance auberge espagnole cordiale. Lors de notre passage se mêlaient des professionnels et des étudiants français, italiens, suédois et britanniques, très curieux d’en savoir plus sur la vie des autres.

À 9 heures, les planches bien attachées sur le toit de la camionnette, nous nous dirigeons vers un des spots de surf des alentours avec un des moniteurs de surf, Björn, du Danemark, au volant.

Une semaine au camp de surf Marocain
photo courtoisie, Anne-Marie Provost

Sur la plage, nous faisons des étirements à proximité d’élèves de plusieurs autres écoles, avant de nous jeter dans la mer avec nos planches pendant deux heures, jusqu’à l’heure du dîner sur la plage.

Notre instructeur nous accompagne dans l’eau pour nous enseigner les rudiments du surf. Déjà à la fin de la première journée, plusieurs arrivent à se lever par eux-mêmes sur la planche, dans l’écume des vagues.

Pour débuter : idéal au printemps

Le printemps est la saison idéale pour les débutants et les intermédiaires, avec des vagues juste de la bonne taille et un ressac peu exigeant. Les plus aguerris préféreront néanmoins la saison des vagues à l’automne, et l’été est à éviter à cause du brouillard.

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photo courtoisie, Anne-Marie Provost

La mer est toutefois relativement fraîche au printemps, avec une température avoisinant les 17 degrés. L’école fournit donc les combinaisons d’eau. Si elle possède différentes tailles, certaines commencent à être en mauvais état et laissent entrer l’eau, un désagrément toutefois passager.

La journée finit aux alentours de 16 h 30 et tout le monde enlève sa combinaison sur la plage, sous l’œil des locaux qui reluquent les filles. Ils profitent ainsi de cette éclaircie momentanée de peau dans une région où la quasi-totalité des femmes porte le voile et des vêtements longs.

Les vagues de taille moyenne sur la côte atlantique du Maroc sont parfaites pour apprendre les rudiments du surf.
photo courtoisie, Anne-Marie Provost
Les vagues de taille moyenne sur la côte atlantique du Maroc sont parfaites pour apprendre les rudiments du surf.

Le groupe peut ensuite s’arrêter au village d’Aourir pour boire un milk-shake aux avocats, aux bananes ou aux fraises avant de rentrer et de profiter du coucher de soleil sur une des deux terrasses de la villa.

Une vie communautaire

La vie au camp de surf est communautaire et chaleureuse.

Dans la cuisine, nous croisons fréquemment Marceline, 86 ans, qui a fondé l’école de surf avec son mari, maintenant décédé. Des amis d’Hafid, un des employés, viennent parfois jouer de la musique arabe, avec mandoline et tambours, le soir.

Mais un des moments forts est sans contredit le repas du soir cuisiné par la cuisinière Fatima, qui concocte une nourriture maison traditionnelle faite de tajines, de poissons frais, de couscous, de salades marocaines et de poulet au citron et aux olives.

Une semaine au camp de surf Marocain
photo courtoisie, Anne-Marie Provost

Le tout est ensuite arrosé d’un thé à la menthe bien sucré, pendant que résonne de la mosquée au loin le dernier appel à la prière de la journée.

Si le gîte n’a pas le confort des hôtels de luxe, il est confortable et il y a de l’eau chaude en grande quantité.

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photo courtoisie, Anne-Marie Provost

Les friands d’un train de vie plus élevé seront toutefois bientôt servis, car plusieurs constructions d’hôtels et d’un terrain de golf le long de la côte sont en cours, pour le meilleur ou pour le pire.


D’autres activités dans le coin

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photo courtoisie, Anne-Marie Provost

Si la semaine tourne principalement autour du surf, Hafid et les moniteurs de surf sont également très prompts à organiser quelques activités dans le coin, particulièrement quand la température est moins clémente.

Lors de notre passage début avril, une température exceptionnellement chaude dans les terres pour cette période a entraîné un dérèglement de la température. Il y a donc eu, en réaction, trois jours de brouillard le long de la côte, ce qu’on voit habituellement en été.

Nous en avons profité pour visiter le souk d’Inzgan, à environ 5 kilomètres d’Agadir, un immense marché sur plusieurs centaines de mètres et peu fréquenté par les touristes où on retrouve fruits, légumes, noix, épices et articles divers.

Mais il faut bien savoir négocier car aucun prix n’est affiché et être accompagné d’un guide local est une bonne façon de connaître la valeur réelle des marchandises.

Nous avons également passé une matinée dans un hammam, sorte de sauna qui vise un nettoyage en profondeur de la peau et la détente. Le tout se termine avec un massage, plutôt doux pour les femmes et assez corsé pour les hommes.

Le village d’Aourir, juste à côté de Tamraght, est de plus reconnu pour ses restaurants qui servent d’excellents tajines alors que le village de Taghazout est un bon endroit pour découvrir l’artisanat berbère.