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L’optimisme

Le bonheur : savoir profiter de ce que l’on est et de ce que l’on a

Portrait of a healthy couple
Courtoisie

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Nombreuses sont les catastrophes à la une de nos journaux: terrorisme, guerre, naufrages, accidents d’avion, collusion, meurtres... et j’en passe. Mais le XXIe siècle ne nous apporte pas que des mauvaises nouvelles. C’est aussi depuis le début des années 2000 que des milliers de chercheurs ont commencé à étudier le bonheur.

La psychologie est passée de l’étude du pathologique à l’étude du bonheur, entre autres avec le livre (épuisé) Le bonheur authentique de Martin Seligman. Elle a donné naissance à l’éducation positive, laquelle met l’accent sur le développement des forces et du caractère plutôt que de travailler sur les faiblesses.

Des économistes nous ont démontré, malgré le fait que nos conditions de vie se soient grandement améliorées depuis le début des années 50, que le «bonheur national brut» (consultez Wikipedia), lui, n’a pas augmenté depuis ce temps. Que passé un certain revenu, l’argent n’améliore pas le bonheur personnel.

Les démographes ont démontré, contrairement à la croyance des jeunes, que le bonheur augmentait avec l’âge, surtout pour les personnes ayant donné un sens à leur vie et vivant selon leurs aspirations et non celles des autres.

Des neuroscientifiques, Sonya Lyubomirsky en tête, ont prouvé que notre bonheur dépend de nos gènes dans une proportion de 50 %, des circonstances de la vie dans une proportion de 10 % et que le reste, 40 %, dépend de nous. Le bonheur demande des efforts et des engagements permanents.

L’un des points communs à toutes les découvertes sur le bonheur, c’est que l’on peut apprendre à être heureux. Pour ce faire: être optimiste. Ceux qui rétorquent qu’ils sont plutôt réalistes sont en fait «des pessimistes qui refusent de l’admettre» (Leo Bormans, Happiness).

Mariage ou célibat?

Au jeune homme venu demandé à Aristote s’il était mieux de se marier ou de rester célibataire, ce dernier répondit: «Peu importe, tu le regretteras!» Est-ce à dire que le couple n’influence pas le bonheur?

Le professeur Leonard Cargan (U. Dayton) a essayé de trouver une meilleure réponse que celle d’Aristote en suivant des gens mariés et des célibataires sur une période de 22 ans. Il a aussi séparé les gens selon leur sexe, pour savoir qui des hommes ou des femmes étaient les plus heureux. Il a tenu compte des divorces et des remariages. Ses études démontrent que les gens mariés sont plus heureux que les célibataires.

Le premier mariage semble apporter plus de bonheur, car, en tête de liste, se trouvent les femmes mariées pour la première fois. En seconde place, les hommes mariés pour la première fois suivis par les hommes remariés et, en dernier, les femmes remariées.

Chez les célibataires, les hommes divorcés remportent la palme; puis, les femmes jamais mariées; ensuite, les hommes jamais mariés et, au final, les femmes divorcées.

Son classement final, malgré de faibles différences: les femmes mariées ont une légère avance sur les hommes mariés. En fin de peloton: les hommes célibataires, suivis des femmes célibataires.

Cargan a cherché aussi à savoir ce qui rendait les gens heureux. Pour les mariés, ce sont, dans l’ordre, le mariage en lui-même, l’amour et les enfants. Pour les célibataires, les relations amicales et l’épanouissement personnel.

Êtes-vous fait pour le bonheur?

La professeure Lucie Mandeville (U. Sherbrooke) a écrit que: «C’est l’état d’esprit qui détermine le bonheur».

Pour connaître votre degré d’optimisme, voici quelques tests:

Pour être heureux, fuyez les alarmistes et entourez-vous de gens qui vous font du bien. Le bonheur, c’est de savoir profiter de ce que l’on est et de ce que l’on a.