/news/education
Navigation

UQAM : Un retour en classe d'une journée pour les étudiants en sciences humaines

L’association étudiante des sciences humaines doit tenir un nouveau vote de grève le 4 mai

Coup d'oeil sur cet article

Les membres de l’association étudiante considérée comme le noyau dur militant de l’UQAM ont voté pour un retour en classe, mais des étudiants mécontents de ce résultat ont réussi à faire adopter la tenue d’une nouvelle assemblée générale de grève... dès le lendemain.

Le 3 mai, soit le dernière journée officielle de la session à l’UQAM, les étudiants en sciences humaines seront de retour en classe, selon le résultat du vote d’hier. Mais la reprise sera de courte durée.

«Ça n’a servi à rien! Moi, je voulais retourner en classe, mais pour une journée...», a lancé Amélie, une étudiante en psychologie, à la sortie de l’assemblée générale extraordinaire.

Au bout de six heures d’assemblée, après deux recomptages, le retour en classe a été voté par une très mince majorité, hier : 166 pour et 159 contre (sur près de 5000 étudiants).

Toutefois, une personne a ensuite suggéré de tenir une nouvelle assemblée générale de grève le 4 mai, et cela a été adopté à majorité. «Il y a plein de gens qui étaient déjà partis quand cette proposition a été faite», a déploré Amélie.

Une pétition pour la démocratie

Isabelle Arcoite, une étudiante en sexologie de l’UQAM, en a justement ras-le-bol du non-respect de la démocratie pendant les assemblées générales et les votes de grève. C’est pour cette raison qu’elle prie le ministre de l’Éducation, François Blais, de rendre obligatoire le vote électronique pour les questions de grève dans les universités.

Isabelle Arcoite
Isabelle Arcoite, étudiante en sexologie à l'UQAM et instigatrice de la pétition
Photo courtoisie
Isabelle Arcoite, étudiante en sexologie à l'UQAM et instigatrice de la pétition

La pétition qu’elle a lancée vendredi sur le site de l’Assemblée nationale avait recueilli 576 signatures, hier, en fin de journée.

«Je ne pensais pas en arriver jusque-là, mais je ne vois pas d’autres solutions», explique-t-elle.

Selon la jeune femme, la question du vote électronique a été amenée plusieurs fois en assemblée, mais les gens qui sont en faveur d’une telle mesure sont majoritairement ceux qui ne peuvent justement pas se déplacer pour assister à ces assemblées, «qui durent en moyenne 7h». La motion n’est donc jamais retenue.

«Ce n’est vraiment pas tout le monde qui a la possibilité de se déplacer, et aussi longtemps. Surtout que les assemblées générales extraordinaires, où on vote sur la reconduction de la grève, sont demandées deux jours à l’avance.»

«C’est complètement illogique que moins de 10% des membres puisse décider de l’issue de toute l’association étudiante», ajoute Véronique Ménard, étudiante en psychologie.

Les deux jeunes femmes font partie du mouvement baptisé «UQAM – Pour une démocratie étudiante».

«On veut que tout le monde puisse exercer son droit de vote, et secrètement», résume Véronique.

Le ministre Blais ne semble toutefois pas prêt d’emprunter la voie législative pour régler cette question.

«Nous sommes conscients que la démocratie étudiante est perfectible. Mais nous considérons que les cégeps et les universités ont les moyens d’offrir des systèmes de vote électronique, et nous appelons la majorité silencieuse à participer aux assemblées», s’est contentée de dire au Journal Julie White, l’attachée de presse du ministre.


Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.