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Indemnité de départ de près de 650 000$ pour le recteur de l’Université Bishop’s

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Le recteur de l'Université Bishop's, Michael Goldbloom

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Aux prises avec des déficits, l’Université Bishop’s a tout de même consenti une généreuse indemnité de départ de près de 650 000 $ à son recteur, Michael Goldbloom.

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Le principal de la plus petite université du réseau— Bishop’s compte 2825 étudiants — touche un salaire annuel de base de 278 683 $. À cette somme s’ajoutent des avantages et allocations de près de 35 000 $.

En poste depuis 2008, Michael Goldbloom bénéficie d’une indemnité de départ équivalant à une année de salaire pour ses cinq premières années de mandat. Le principal de Bishop’s a obtenu les mêmes avantages pour son second mandat, qui a débuté en juillet 2013, révèlent des documents obtenus par notre Bureau parlementaire.

C’est donc dire qu’au terme de ses 10 ans comme recteur, en 2018, M. Goldbloom pourra toucher une prime équivalant à deux années de salaire — allocations et avantages inclus.

Conditions de travail «compétitives»

Robert Hall, président du conseil d’administration de Bishop’s, précise que ce sont des conditions de travail «compétitives pour attirer un administrateur de sa qualité».

«On avait la volonté de convaincre M. Goldbloom de renouveler son mandat et de rester avec nous pour continuer son bon travail. Donc le c.a. a jugé que c’était approprié de maintenir le contrat dans sa forme originale», dit-il.

L’Université Bishop’s a fait un déficit de 2,4 millions $ l’an dernier. L’établissement déposera ses résultats financiers au début de mai. «On va déposer un budget avec un déficit», confirme France Gervais, vice-principale Finances et administration. Un trou équivalant à celui de l’an dernier? «Ça risque d’être plus important que ça», précise-t-elle.

Une indemnité de départ équivalant à un an de salaire semble être la norme chez les dirigeants des universités. Toutefois, cette indemnité n’est pas cumulable pour les recteurs des autres universités qui font plus d’un mandat de cinq ans.

Par exemple, à l’Université Laval, le recteur Denis Brière gagne 342 319 $ par an. Sa prime équivalant à une année de salaire «n’est pas cumulable». «Il n’y aurait droit qu’à une seule reprise», précise le porte-parole de l’université, Samuel Auger.


Des conditions royales

La subvention de fonctionnement du gouvernement du Québec à l’Université Bishop’s s’établissait à 23,3 millions $ en 2013-2014.

Avec 2825 étudiants, l’établissement représente moins de 1 % de toutes les inscriptions dans les universités québécoises.

Voici le nombre d’étudiants par université ainsi que la rémunération des recteurs (salaire + bénéfices + allocations + frais remboursés).

 

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