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Une lutte inégale

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L’équipe Astana du vainqueur du Tour de France, Vincenzo Nibali, garde sa licence malgré les cas de dopage qui l’ont affectée, mais l’Union cycliste internationale (UCI) crée de nouvelles sanctions pour le dopage mécanique sans prouver son existence.

L’équipe Astana du vainqueur du Tour de France, Vincenzo Nibali, garde sa licence malgré les cas de dopage qui l’ont affectée, mais l’Union cycliste internationale (UCI) crée de nouvelles sanctions pour le dopage mécanique sans prouver son existence.

La lutte aux tricheurs est souvent inégale et peut sembler étrange. Fin février, l’UCI avait demandé le retrait de la licence accordée à Astana. La commission indépendante a décidé il y a quelques jours que l’équipe de Nibali allait garder son accès automatique aux plus grandes courses, comme le Giro et le Tour de France.

«L’équipe s’est engagée à respecter des mesures spécifiques», peut-on lire en guise de défense.

Quant au dossier du dopage mécanique, on parle maintenant d’une pénalité pouvant aller jusqu’à un million de francs suisses si une équipe se fait prendre avec des «moteurs» dissimulés dans les vélos. Dans les deux cas, c’est bien d’avoir des règles, mais il faudrait aussi les appliquer sérieusement.

Prêts à intervenir

Selon l’enquête effectuée cet hiver, les risques sont réels et les autorités veulent se montrer proactives avec le dopage mécanique. Si ça se produit, elles seront prêtes à sanctionner les fautifs, incluant les équipes. La simple possession de vélos trafiqués sera désormais illégale. Jusqu’à maintenant, il n’existait rien de précis à ce sujet.

J’ignore si cette problématique existe vraiment. Je ne sais pas si les coureurs sont prêts à aller jusque-là pour gagner. Ça m’étonnerait.

Toutefois, les cas extrêmes comme celui de Ricardo Ricco laissent parfois croire le contraire.

Alors qu’il est sous le coup d’une suspension de douze ans, le grimpeur italien a été arrêté par la police alors qu’il achetait des produits dopants. L’ex-cycliste a failli mourir en février 2011 d’un blocage rénal et rien ne l’arrête. Sa conjointe, également une cycliste, a été contrôlée positive à l’EPO pendant sa grossesse. C’est tout dire. Pas besoin d’en ajouter.

Le plus fort

Retour sur Liège-Bastogne-Liège. L’Espagnol Daniel Moreno a bien essayé de prendre la fuite dans le dernier kilomètre, mais les coureurs avaient tous peur de Valverde qui était vraiment le plus fort.

La saison des classiques qui vient de prendre fin a permis de découvrir une nouvelle vague de gagnants comme Degenkold et Kristoff.

L’absence de grands champions comme Tom Boonen et Fabian Cancellara a laissé un vide et les amateurs sont curieux de voir s’ils reviendront défendre leurs nombreux titres au printemps prochain.

Le champion du monde Michal Kwiatkowski a sauvé la face de sa formation Etixx-Quick Step. La puissante équipe a essuyé plusieurs échecs dans les dernières semaines. Peter Sagan et Greg Van Avermaet n’ont pas non plus réussi à gagner.

En attendant le Giro, il ne reste que le Tour de Romandie à se mettre sous la dent. Le Suisse Michael Albasini a remporté la deuxième au sprint, s’emparant ainsi du maillot jaune. La veille, l’équipe Sky avait remporté le contre-la-montre par équipes.

— Propos recueillis par Jean-François Racine