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Baltimore: pas si simple que ça finalement...

Baltimore: pas si simple que ça finalement...
Photo REUTERS

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Lors des émeutes qui ont secoué la ville de Baltimore, au début de la semaine, dans la foulée de la mort du jeune Africain Américain Freddie Gray, comme plusieurs,  j’ai été vite sur la gâchette à jeter la faute sur les policiers racistes chez nos voisins du sud. Trop vite sur la gâchette, justement? ...


C’est avec grande surprise que j’apprenais vendredi que parmi les six agents inculpés pour l’arrestation musclée de Freddie Gray survenue le 12 avril, trois d’entre eux sont Africains Américains.


Trois policiers Noirs... qui exactement comme leurs trois collègues Blancs, ont complètement ignoré les appels à l’aide de Freddie Gray alors qu’il se tordait de douleur au sol et avait peine à respirer.


Trois policiers Noirs...qui exactement comme leurs trois collègues Blancs, n’ont pas cru bon non plus boucler sa ceinture de sécurité avant de le trimbaler dans un fourgon cellulaire, les mains menottées dans le dos, comme un vulgaire objet sans valeur. Ce qui l’aurait finalement tué.


Bref, l’affaire Freddie Gray, une autre belle bavure policière cent pour cent américaine. Un autre Noir mort de façon injuste. Encore des policiers sur la sellette. Sauf que cette fois-ci, parmi eux, se trouvent des Africains Américains. Alors, la faute au racisme?...


CBS News interviewait ce week-end la mère de Tamir Rice, cet enfant de 12 ans abattu à bout portant par un policier blanc en Ohio en novembre, alors qu’il s’amusait tout bonnement avec un jouet en forme de pistolet dans un parc. Encore éplorée, elle a eu cette réflexion empreinte de gros bon sens:


« oui, c’est un problème de racisme, mais du racisme mélangé avec le fait qu’il existe de mauvais policiers. Bien que je sois consciente que ce ne sont pas tous les policiers qui sont inaptes à exercer leurs métiers »...


Alors qu’un calme relatif se réinstalle à Baltimore, que la poussière retombe sur la ville, je constate, un peu comme la mère de Tamir Rice, que toute cette affaire n’est finalement pas si simple que ça. Et qu’au-delà des problèmes de racisme chez les policiers américains, certains d’entre eux, comme partout ailleurs,  ne sont juste pas faits pour exercer ce métier pas facile...

 

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