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Stéphane Blais perd son droit de se représenter aux élections municipales

L’ancien candidat à la mairie de Lévis ne pourra se présenter aux prochaines élections municipales

Stéphane Blais ne pourra pas se représenter aux prochaines élections municipales.
Photo d'archives, Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Stéphane Blais ne pourra pas se représenter aux prochaines élections municipales.

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Le candidat indépendant à la mairie de Lévis en 2013 Stéphane Blais ne pourra pas se représenter aux prochaines élections municipales parce qu’il n’a pas acquitté sa dette électorale.

Stéphane Blais s’est présenté comme candidat indépendant à la mairie de Lévis en 2013. Il a remis récemment son rapport financier pour l’année 2014 au Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Il y est consigné que M. Blais traîne toujours une dette de 9750 $ qui n’a pas été remboursée au 31 décembre 2014.

La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (LERM) est claire: le candidat indépendant qui n’a pas acquitté toutes les dettes découlant de ses dépenses électorales devient inéligible pour quatre ans à toute élection municipale.

Le tout est confirmé par le porte-parole du DGEQ, Denis Dion. «Stéphane Blais avait jusqu’au 31 décembre pour payer ses dettes, ce qu’il n’a pas fait. La sanction, c’est qu’il ne peut pas se représenter aux élections municipales pendant quatre ans, donc jusqu’au 1er janvier 2018. Il va donc manquer l’élection de novembre 2017.»

La règle s’applique uniquement aux indépendants, souligne M. Dion. Les partis, eux, sont autorisés à traîner une dette.

Stéphane Blais avait en décembre dernier manifesté son intention de fonder son propre parti, Intégrité Lévis. À ce jour, le parti n’a toujours pas été enregistré au DGEQ. Le nom a bien été réservé pendant une période de six mois au Registre des entités politiques autorisées au Québec, mais le délai est maintenant expiré et M. Blais n’a pas demandé à ce que la réservation soit reconduite, indique M. Dion.

Sanction «inéquitable»

Joint lundi, Stéphane Blais a critiqué les règles du DGEQ, qui, selon lui, sont injustes et briment les droits de simples citoyens. «J’entends bien faire la lumière avec mes juristes sur la constitutionnalité de cette sanction et j’irai jusqu’en Cour suprême s’il le faut pour démontrer que cette sanction est, selon moi, anticonstitutionnelle et inéquitable», a-t-il soumis par courriel.

Quant à sa future formation politique, le comptable assure que les démarches se poursuivent. «Que j’aie ou non le droit de me présenter à la prochaine élection municipale ne m’empêchera en rien de permettre à Intégrité Lévis de travailler à informer et protéger les citoyens de Lévis. Et, bien entendu, nous travaillerons pour faire en sorte qu’Intégrité Lévis occupe la majorité au conseil après l’élection de 2017, avec ou sans l’aide d’une coalition.»

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