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Abus dans les salons de manucure de New York

Manucures toxiques
Photo d'archives

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NEW YORK  |  Être payé 1,50$ de l’heure pour peindre les ongles des riches New-Yorkaises. C’est la réalité des nombreux employés qui travaillent dans les salons de manucure, selon une enquête du New York Times.

La ville de New York est la capitale aux États-Unis des salons de manucure. On en retrouve près de 2000.

Le coût moyen d’une manucure est de 10$, soit deux fois moins cher qu’ailleurs au pays.

L’enquête vient de dévoiler les piètres conditions de travail des employés. Ils ont sous-payés, maltraités et subissent des préjugés ethniques.

Le quotidien a découvert que les travailleurs sont payés en dessous du salaire minimum et parfois, ils ne sont pas payés du tout.

Les travailleurs subissent toutes sortes d'humiliation, comme de se faire confisquer leurs pourboires.

Ils sont surveillés par vidéo par les propriétaires. Dans certains cas, les employés subissent de l'abus physique et les employeurs sont rarement punis pour ces violations.

30$ par jour

Chaque nouvel employé doit payer des frais de 100$ à 200$ chaque jour pour sa formation, jusqu'à ce que son patron décide que l’employé est assez habile pour mériter un salaire, rapporte le New York Times. Les employés attendent en moyenne trois mois avant de commencer à être payés.

Pour ce qui est du salaire, ils font en moyenne 30$ par jour.

Le New York Times donne l’exemple d’un salon dans le chic quartier Upper West Side à Manhattan, qui offre un salaire de départ de 10$ par jour. Ce taux a été confirmé par plusieurs travailleurs de l’industrie.

Plusieurs procès ont été intentés devant les tribunaux de New York par des travailleurs. Dans un des cas, les travailleurs ont dit qu'ils étaient payés seulement 1,50$ de l’heure pour une semaine de travail de 66 heures.

Dans un salon de Harlem, les employés doivent payer pour boire de l’eau et ils ne sont pas payés quand il n’y a pas beaucoup d’achalandage.

Les travailleurs d’un salon de Long Island ont dit qu'ils étaient non seulement sous-payés, mais qu’ils recevaient des coups de pied.

Il n'y a actuellement que 33 inspecteurs de salons pour tout l'Etat de New York, qui compte 5000 salons licenciés.

Un nouveau projet de loi visant à assurer de meilleurs mesures de sécurité dans les salons a été déposé le 1er mai devant le conseil municipal de New York.