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«La vie de famille, ça n’existait pas»

Jacques Villeneuve accepte rarement de parler de son père décédé

«La vie de famille, ça n’existait pas»
Photo Le Journal de Montréal, Louis Butcher

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MONTMELO, Espagne | Jacques Villeneuve parle très rarement de son père, mais il a accepté de répondre à nos questions à l’occasion du 33e anniversaire du décès tragique de Gilles survenu à Zolder, en Belgique.

«Je ne savais même pas que c’était le 8 mai quand je suis arrivé au circuit, a déclaré l’ex-champion du monde. De toute façon, je n’ai jamais été bon avec les dates.

«Si personne ne m’en avait parlé, je n’y aurais pas pensé.»

Villeneuve entreprend sa deuxième année à titre d’analyste de F1 sur les ondes de la télévision française Canal+.

«De mon père, poursuit-il, je me souviens qu’il s’amusait à jouer les acrobates aux commandes de son hélicoptère et de sa camionnette tout-terrain. Des choses, en fait, qu’on ne devrait pas faire.

«Il aimait aussi passer beaucoup de temps sur son bateau quand il ne pilotait pas. Tellement que je ne l’ai pratiquement pas vu au cours des deux dernières années qui ont précédé sa mort. En fait, la vie de famille, ça n’existait pas.

«Moi, je crois être un père beaucoup plus présent avec mes quatre garçons», renchérit-il.

Pas de photos, ni trophées

Jacques a aussi relaté que son père était très strict envers lui.

«Beaucoup plus sévère avec moi qu’avec ma sœur Mélanie, avoue-t-il. J’imagine que c’était la mentalité de l’époque où un père devait jouer les durs avec son fils.»

Enfin, des objets qui ont appartenu à son père, Villeneuve n’en a pas à la maison.

«Je n’ai rien, répond-il. Pas de photos, ni trophées. Je devrais peut-être avoir quelques souvenirs pour les montrer à mes enfants...»

Objectif, l’IndyCar en 2016

Jacques Villeneuve n’a participé qu’à une seule course cette année, c’était en stock-car, au Brésil, en mars dernier. «Vous allez me revoir sur les circuits, promet-il. De bonnes discussions ont été amorcées.»

Son agent, Rick Gorne, passe d’ailleurs les prochains jours à Indianapolis, dans l’espoir de lui dénicher un volant à temps plein en série IndyCar l’an prochain.