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SPVM : Marc Parent poussé vers la porte ?...

Marc Parent
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L’annonce en a pris plusieurs par surprise (du moins, ceux qui ne carburent pas aux rumeurs de la vie municipale montréalaise...) : le chef du Service de police de la ville de Montréal, Marc Parent, s’en va. Quitte-t-il  de son propre gré ou a-t-il été poussé vers la porte? La question a dominé la nouvelle de son départ dans les médias. En ce qui me concerne, pour tout vous dire, je m’en fiche complètement ...


J’ai fait la connaissance de Marc Parent par média interposé, en 2012. C’était au mois d’avril, en plein printemps érable, alors qu’il était l’invité de Tout le monde en parle à la SRC. Comme je venais tout juste de me réinstaller à Montréal après mes années new-yorkaises, j’avais raté sa nomination à titre de grand patron du SPVM, en septembre 2010. Je ne l’avais jamais vu auparavant.


Ce qui m’a tout de suite frappée chez cet homme, c’est son air calme, malgré la tempête étudiante qui faisait rage alors dans les rues de la Métropole. Sous les matraques de questions des Guy A, Dany et autres, un Marc Parent transparent et inébranlable... Un vrai gentleman.


Si vous avez suivi les reportages depuis l’annonce de son départ, jeudi, vous l’avez déjà lu et/ou entendu mille fois : ses cinq années à présider les destinées des 6000 policiers et civils du SPVM (le 2e plus gros corps de police au Canada après Toronto) ont été des plus tumultueuses.


L’itinérant détraqué Alain Magloire tué à bout portant, les ripoux Benoit Roberge et Ian Davidson, P-6, Matricule 728, le saccage à l’hôtel de ville sous les yeux d’agents impassibles, les honteux pantalons de camouflages...les comportements de ses hommes ont défrayé les manchettes plus souvent que rarement et pas pour les bonnes raisons.


Crise après crise, jamais je n’ai senti cependant que le chef Parent cherchait à se défiler. En toute humilité, il admettait même ses erreurs. Lui, l’homme de la situation, l homme du gros bon sens.


Alors, qu’il quitte aujourd’hui de son propre gré ou qu’il ait été poussé vers la porte par l’administration Coderre comme le veut la rumeur, je me fiche complètement.


Ce qui m’importe ici, c’est de rendre hommage à un chef de police qui m’a toujours semblé droit, raisonnable et intègre pendant un règne particulièrement difficile. Un chef de police qui a fait son possible dans un job quasi impossible.


Et après 31 ans de loyaux services au SPVM, je lui souhaite le meilleur et un peu de répit dans son nouveau défi à l’abri des projecteurs.