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Si rien n’est fait, le coeur historique de Percé pourrait disparaître en raison de l’érosion

La promenade de Percé est endommagée année après année. Il en coûterait entre 20 et 25 millions $ pour reconstruire l’infrastructure. Sinon, l’érosion pourrait gruger le village petit à petit.
Photo Nelson Sergerie La promenade de Percé est endommagée année après année. Il en coûterait entre 20 et 25 millions $ pour reconstruire l’infrastructure. Sinon, l’érosion pourrait gruger le village petit à petit.

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PERCÉ – Le cœur historique de Percé est appelé à disparaître si le mur de protection qui protège le littoral des vagues destructrices de tempêtes n’est pas reconstruit. Pour éviter «le scénario apocalyptique», il en coûterait entre 20 et 25 millions de dollars pour reconstruire la célèbre promenade de Percé.

«Les experts disent que lorsque la promenade aura fait cinq ans, elle ne jouera plus le rôle auquel elle est dévolue. Le risque sera terriblement élevé si un panneau tombe durant une tempête à marée haute. Ça ramasse une partie du terrain. C’est une protection indispensable», soutient le maire de Percé, André Boudreau.

Les risques sont réels pour le cœur historique de la municipalité.

« i on laissait faire la nature, si avec l’augmentation des marées et la structure qui risque de tomber à tout moment, on va chercher des bâtiments, on va chercher la route 132 jusqu’au pied de la montagne du Motel Normandie jusqu’au quai, ce serait catastrophique. Ce serait une perte de 70 à 100 millions $», dit le maire, se basant sur une étude d’Ouranos qui analyse les impacts de l’érosion côtière.

Déjà des impacts

Chaque printemps, le constat est le même. La promenade est endommagée et bon an mal an, il en coûte entre 50 000 $ et 100 000 $ pour réparer les dégâts.

Le maire tente d’obtenir une aide de Québec afin de financer une étude de faisabilité de 1,4 million $ afin d’établir un plan de match pour reconstruire le mur de protection.

«Il y a urgence», dit-il, parce que l’analyse peut prendre jusqu’à deux ans.

Le scénario envisagé: transporter 4000 camions de gravelle pour recharger la plage et reconstruire en roc le mur de protection sur lequel une promenade en bois serait ajoutée pour les touristes. Ceci permettrait de «ralentir» la vague avant qu’elle n’arrive sur la rive.

«C’est la solution la moins chère. Tu ne peux pas juste mettre un tas de roches.»

Impensable de reconstruire le mur tel qu’il existe aujourd’hui: «Si tu mets un mur de huit pieds, ce n’est pas faisable. On est à Percé, un village touristique. Ça n’aurait pas de bon sens. On viendrait scraper Percé», dit sans détour M. Boudreau.

Québec avait transféré la promenade en 1997. «Ça a été vicieux du gouvernement de forcer la Ville à prendre ça. Même si on en est propriétaire, ça reste à mon avis une structure gouvernementale», conclut M. Boudreau.

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