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Base militaire de Valcartier : Des retombées méconnues

Le brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées, était l’invité ce midi de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec où il a fait la démonstration de l’impact économique de la base militaire de Valcartier.
Photo Diane Tremblay Le brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées, était l’invité ce midi de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec où il a fait la démonstration de l’impact économique de la base militaire de Valcartier.

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Avec les activités de la base militaire de Valcartier, la Défense nationale dépense près de 558 millions $ en masse salariale dans l’économie locale.

Cette somme représente la moitié du 1,2 milliard $ dépensés en salaires par la Défense nationale au Québec chaque année qui, comme on le sait, est présente à Bagotville, Montréal et Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Valcartier est un vecteur socioéconomique important et très méconnu à Québec», a déclaré mardi le brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées.

La base militaire de Valcartier compte pas moins de 6200 militaires de la force régulière et 1500 employés civils. Avec les réservistes, le nombre de militaires à Québec s’élève à environ 9000 personnes.

«C’est l’un des plus importants employeurs de la région de Québec. Je peux vous affirmer que Valcartier, c’est comme une ville dans une ville», a insisté le commandant Lafaut.

131 M$ en contrats

Outre les salaires qu’elle verse à ses employés, la base de Valcartier octroie pour 131 millions $ de contrats annuellement pour la nourriture, l’essence, la fourniture de bureau, etc.

Selon M. Lafaut, près de 400 familles de militaire emménagent ou déménagent à Québec chaque année.

«C’est d’autres retombées, car on parle d’achats et de ventes de maison, de dépenses pour le branchement de la téléphonie, pour le service de câble et la fameuse taxe de bienvenue...»

Entre 80% et 90% des militaires vivent à l’extérieur de la base de Valcartier.

«La base militaire, c’est bien plus qu’une garnison au nord de Québec. Elle nous rappelle que Québec est une ville militaire depuis sa création. La seule ville fortifiée en Amérique du Nord», a-t-il poursuivi.

L’an dernier, la base de Valcartier a souligné son 100e anniversaire.

«Encore aujourd’hui, notre base demeure un grand site d’entraînement militaire au pays. Des milliers d’hommes et de femmes se sont entraînés à Valcartier avant de quitter pour l’Europe pour la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale, la Corée, Chypre, Haïti, le continent africain, l’Asie et plus récemment, l’Afghanistan.»

Les militaires de Valcartier culminent actuellement leur entraînement à Wainwright, en Alberta. Près de 900 d’entre eux seront déployés en juillet prochain dans différents pays d’Europe dont l’Ukraine.

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