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Élections partielles : les péquistes ont hâte d’avoir un chef

Clément Laberge, candidat péquiste dans Jean-Talon.
Photo Marc-André Gagnon Clément Laberge, candidat péquiste dans Jean-Talon.

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Les péquistes s’attendent à ce que l’élection de leur nouveau chef, dans les prochains jours, apporte un souffle nouveau aux campagnes électorales dans les comtés de Chauveau et Jean-Talon, en vue des élections partielles du 8 juin.

«Avoir un chef dûment élu, ça ne peut qu’aider», a indiqué le député péquiste Bernard Drainville, lorsque questionné à ce sujet en conférence de presse avec le candidat du Parti québécois dans Jean-Talon, Clément Laberge.

M. Laberge, qui est aussi président de l’exécutif péquiste du comté, a déjà signifié son appui au député de Saint-Jérôme et candidat à la chefferie Pierre Karl Péladeau.

Il s’attend déjà à ce que l’arrivée de M. Péladeau aux commandes du PQ – dans l’éventualité où cela se confirme – offre une nouvelle «saveur» à sa campagne dans Jean-Talon.

«Je sais que je pourrai compter sur lui une fois la chefferie confirmée», a indiqué M. Laberge, qui a terminé deuxième derrière le libéral Yves Bolduc, lors des élections générales, l’an dernier.

L’intention délibérée des libéraux

La députée de Taschereau, Agnès Maltais, en a profité pour dénoncer le déclenchement, par le gouvernement libéral, des élections partielles avant la fin de la course à la chefferie du Parti québécois.

«Nous ne voulions pas de campagnes (électorales) pendant la course à la chefferie», a rappelé Mme Maltais, qui dans le cadre de la course à la succession de Pauline Marois, n’a pas pris position pour l’un ou l’autre des candidats en raison de son rôle de leader parlementaire.

«C’est une intention délibérée (des libéraux), a-t-elle déploré. On ne profite pas de la présence d’un chef, c’est clair. Malgré tout, on a gagné dans Richelieu quand même.»

Matières dangereuses

Par ailleurs, l’entrepreneur et candidat péquiste, Clément Laberge, a fait part des ses inquiétudes quant au transport des matières dangereuses dans Jean-Talon, qui pourrait s’accentuer avec les projets de développements du port de Québec.

Même si l’administration portuaire a écarté le projet de TransCanada Pipelines d'Énergie Est, pour des raisons techniques, elle n’exclue pas l’aménagement d’un terminal pétrolier dans le futur.

Le Parti québécois réclame que les projets du port soient soumis à des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Jean-Talon, Alain Fecteau, qui tenait également une activité de presse, mardi matin, croit aussi qu’il serait «tout à fait normal qu’il y ait un BAPE» sur les projets du port.

Cependant à l’heure actuelle, les projets du port n’ont «rien à voir avec le pétrole», considère le chef caquiste François Legault.

«Nous, on est pour le développement du port de Québec», a fait valoir M. Legault, en reprochant aux péquistes de jouer les opposants.

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