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Les mises à pied chez Bombardier inquiètent

Les commerçants installés près de l’usine de Saint-Laurent craignent l’impact des 1000 postes coupés

Le copropriétaire de PowerFlex Gym, Mark Guzevicius, s’attend à perdre des clients à la suite des mises à pied chez Bombardier à Saint-Laurent.
photo le journal de montréal, christopher nardi Le copropriétaire de PowerFlex Gym, Mark Guzevicius, s’attend à perdre des clients à la suite des mises à pied chez Bombardier à Saint-Laurent.

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Des commerçants montréalais craignent le pire en raison de la mise à pied de jusqu’à 1000 employés de Bombardier à Montréal.

Des commerçants montréalais craignent le pire en raison de la mise à pied de jusqu’à 1000 employés de Bombardier à Montréal.

La nouvelle des futurs congédiements à l’usine de l’arrondissement Saint-Laurent ne réjouissait personne dans les environs.

«C’est certain que ça va nous faire très mal à Saint-Laurent, il y a déjà beaucoup de commerces qui en arrachent dans le secteur», a lancé Mark Guzevicius, copropriétaire de PowerFlex Gym, situé à quelques mètres de l’usine de Bombardier.

Petites entreprises touchées

L’homme d’affaires dit qu’il remarque depuis plusieurs années que les affaires ne vont pas bien dans le parc industriel, où il travaille depuis plus d’une décennie. Les pertes d’emploi chez Bombardier ne feraient qu’empirer le problème, dit-il.

«Nous avons beaucoup de leurs employés qui viennent manger chez nous le midi, donc c’est certain que les mises à pied auront un effet important sur notre chiffre d’affaires», a martelé pour sa part Tania Goupil, assistante-gérante à la pâtisserie De Gascogne à proximité.

Ce seront les petites et moyennes entreprises installées dans le parc industriel de Saint-Laurent qui risquent de souffrir le plus des troubles de Bombardier, affirme Josée Chiasson, directrice générale de Développement économique Saint-Laurent (DESTL).

«À court terme, on peut s’attendre à des ralentissements pour certaines compagnies, particulièrement en aéronautique [...] 1000 employés représentent à eux seuls 1 % de tous les emplois dans notre parc industriel», a expliqué Mme Chiasson.

Elle s’est toutefois montrée confiante à l’idée que Bombardier et l’industrie de l’aéronautique pourraient se replacer financièrement d’ici quelques années.

Un joyau

Le maire de Montréal, Denis Coderre, qualifie de «perte nette» les mises à pied chez l’entreprise québécoise.

«Bombardier, c’est notre joyau», a lancé M. Coderre en conférence de presse, avant d’ajouter qu’il voulait trouver des solutions pour améliorer la santé économique de la métropole.

Pour sa part, le maire de Saint-Laurent, Alan De Sousa, dit qu’il essayera de travailler avec d’autres entreprises afin de replacer les employés mis à pied, autant dans Saint-Laurent qu’ailleurs à Montréal.

«C’est sûr qu’une perte d’emplois de cette importance aura un effet important sur l’économie montréalaise. Il y a aussi un message important qui est lancé lorsqu’un joueur clé comme Bombardier se plie ainsi», a analysé M. DeSousa.

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