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Les votes de grève se multiplient dans le réseau de la santé

Près de 500 syndiqués du réseau de la santé ont manifesté vendredi, pour dénoncer l’austérité et s’opposer au projet de loi 10, qui propose l’abolition des agences régionales de santé et de services sociaux.
Photo CSN Près de 500 syndiqués du réseau de la santé ont manifesté vendredi, pour dénoncer l’austérité et s’opposer au projet de loi 10, qui propose l’abolition des agences régionales de santé et de services sociaux.

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Les votes de grève se multiplient dans le réseau de la santé relativement au conflit appréhendé entre les employés de l'État et le gouvernement Couillard.

Une douzaine de syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) disposent de mandats d'exercer des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée en front commun, a fait savoir jeudi la FSSS par voie de communiqué. Selon la Fédération, les négociations pour le renouvellement des conventions collectives des employés du réseau de la santé piétinent.

«Après une quinzaine de rencontres de négociation avec la partie patronale, nous ne pouvons que déplorer le fait que nos vis-à-vis tardent encore à nous donner l'heure juste quand à la finalité de leurs nombreuses demandes de recul», a témoigné par voie de communiqué le président de la FSSS, Jeff Begley. Réunis en conseil fédéral à Québec pendant deux jours, des délégués de plus de 200 syndicats du réseau de la santé et des services sociaux ont lancé une consultation sur le terrain afin de «préparer le recours éventuel à la grève».

Selon la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, «le gouvernement se montre méprisant à l'égard des quelque 541 000 employés de l'État». Québec offre à ses employés de geler leurs salaires pendant deux ans et des augmentations de 1 % pour chacune des années suivantes en plus de demander à réduire les rentes de retraite. Les employés demandent des hausses de salaire de 13,5 % sur trois ans.

«Le gouvernement nous offre l'appauvrissement tout au long de la vie active et même jusqu'à la fin de nos jours. C'est inacceptable (...) Le front commun ne souhaite pas faire la grève. Nous souhaitons une entente négociée satisfaisante. Il faudra que le gouvernement soit aussi ouvert au compromis que nous le sommes», a énoncé Mme Lévesque.