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Saignée de l’emploi chez Bombardier : Couillard espère, l’opposition dénonce

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Philippe Couillard relativise les 1000 pertes d’emplois chez Bombardier et espère des jours meilleurs avec l’arrivée de la nouvelle gamme d’avions CSeries.

«Il faut remettre en perspective. Cette entreprise a créé beaucoup d’emplois et continue d’en créer. On se retrouve avec le même nombre d’emplois qu’au début de la crise financière maintenant», a lancé le premier ministre à l’entrée du caucus libéral ce matin.

Il se fait confiant pour l’avenir du fleuron québécois et mise sur le décollage de la Cseries, une ligne d’avions régionaux de 110 places.  «Le succès de la C-Serise sur lequel on travaille beaucoup avec Bombardier va relancer l’emploi dans cette belle et grande entreprise», a-t-il prédit.

Appui financier

Les difficultés financières de Bombardier inquiètent tout de même le ministre de l’Économie Jacques Daoust, qui promet un appui pécuniaire. «L’industrie aéronautique c’est difficile. C’est clair que 1000 emplois qui disparaissent, ça fait très mal», a-t-il expliqué.

M. Daoust «ne veut pas abandonner» la filière aéronautique, qui se trouve en pleine turbulence avec l’écrasement des marchés russes et chinois. «On va les appuyer financièrement en offrant un financement. Actuellement avec Bombardier j’ai certaines discussions. On n’a pas de chiffre précis, mais on n’abandonnera pas notre industrie aéronautique», a-t-il soutenu.

De son côté, le ministre de l’Emploi Sam Hamad promet un appui aux travailleurs qui ont perdu leur travail. Il veut aussi permettre à Bombardier de diminuer ses versements dans son fonds de pension, déficitaire. «Le régime de retraite qui a un impact majeur sur la masse salariale de Bombardier», a expliqué M. Hamad. Il souhaite un «étalement dans le temps des versements tout en protégeant les travailleurs.»

Fragilisation de l’emploi

Les partis d’oppositions reconnaissent que les malheurs de Bombardier sont causés par une crise, mais dénoncent le gouvernement libéral qui a «affaibli» la structure industrielle du Québec avec des coupures mal avisée dans les crédits d’impôt.

«Ça prend ça, un signal. Ils ont envoyé un signal négatif en coupant les crédits d’impôt alors qu’on devrait plutôt miser sur des créneaux d’excellences», a critiqué le péquiste Stéphane Bédard. Le député Pierre Karl Péladeau demande une politique industrielle : «Oui il y a des éléments conjoncturels et ponctuels. Mais pour faire en sorte qu’une industrie soit solide, ça prend un continuum.»

Le chef caquiste demande quant à lui un «plan de relance du secteur manufacturier au Québec. «J’essaie de l’expliquer à M. Couilllard depuis des mois: on a besoin d’un plan. En moyenne, le salaire de ce secteur est 35 % plus élevé que la moyenne des salaires», a-t-il dit.

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