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Y’a des cons partout...

Selon Dawa Steven Sherpa qui dirige des expéditions de nettoyage depuis 2008, «c’est un grave problème pour la santé et la situation doit être corrigée.»
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Depuis les dernières années, il est devenu de bon ton pour une partie de la population et  certains médias d’insulter et de dénigrer sans retenue les gens qui travaillent en environnement aussi bien que ceux et celles qui ont à cœur la protection de l’environnement. On les affuble de qualificatifs tels que :

« Enverdeur »,

« Environnementeur »,

« Éteignoir »,

« Immobilistes »,

« Radical »,

« Extrémiste »,

« MilitantE »,

« Activiste »...

Et j’en passe.

J’ai personnellement été affublé de tous ces affectueux qualificatifs au fil des ans. Et je suis loin d’être le seul. Pourtant, ces quolibets abaissent bien plus ceux et celles qui les utilisent qui les gens qui les subissent.

La « critique »...

Voici quelques exemples de causes qui prêtent ces jours-ci flanc à la « critique ».

- Tu milites contre les projets de pipelines? T’es un extrémiste.

- Tu crains pour la disparition du caribou forestier? Tu nuis aux emplois.

- Tu proposes qu’on appuie financièrement les énergies vertes plutôt que les hydrocarbures? T’es déconnecté de la réalité.

- Tu travailles dans le dossier de la lutte aux changements climatiques? T’es un socialo-gauchiste faisant partie du grand complot dont le but est de nuire à l’économie.

- Tu veux que le Québec se sorte de sa dépendance aux hydrocarbures de façon intelligente et ordonnée en adoptant un plan crédible de transition d’ici 2050? T’es un traître à l’environnement (celle-là, ce sont des gens d’une certaine gauche qui me l’ont dite. Sauf qu’ils commencent maintenant à se rendre compte que j’avais raison... 2030, disiez-vous?)

- Tu veux qu’on développe le transport collectif? Arrêtes de nous taxer, enverdeur. (parce qu’évidemment les voitures, les routes et les ponts, ça ne coûte rien...)

- Tu veux développer l’électrification des transports? C’est une fausse bonne idée. Ça coûte trop cher. Les gens n’en veulent pas.

- Tu veux que tes enfants et toi respiriez un air moins pollué et buviez une eau plus pure? Tu fais chi...

- Tu t’appuies sur la science pour étayer ton argumentaire? Les scientifiques vivant à coups de subventions, ils sont donc peu crédibles.

- La planète se réchauffe? Ça, c’est TON opinion.

- Tu te bats contre les OGM, les abus faits envers les animaux, le nucléaire? T’es un pelleteux de nuages.

- Tu ne veux pas laisser une dette économique à tes enfants? T’es rien qu’un drettiste.

- Tu ne veux pas laisser une dette écologique à tes enfants? T’es rien qu’un gauchiste.

- Tu milites pour l'indépendance du Québec? T'es rien qu'un séparatiste.

Eh oui, rien que ça.

Les insultes gratuites et de bas étages sont devenus monnaie courante dans les médias sociaux et font partie de cette ambiance néfaste qui inhibe et décourage les volontés et tentatives de dialogue, d’échanges et de discussions INTELLIGENTES lorsqu’il est question d’environnement et de bien d’autres dossiers.

Pourquoi?

Parce que des cons et des égos, il y en a partout.

Mort aux cons?

Selon Wikipedia, « Mort aux cons ! » est un slogan du jargon militaire utilisé pour stigmatiser l’ennemi. Mort aux cons est aussi le nom d'une Jeep de la 2e division blindée du général Leclerc. Durant la 2e guerre mondiale, le capitaine Dronne des Forces françaises libres du régiment de marche du Tchad a baptisé sa Jeep « mort aux cons »Elle fut la première à entrer dans Paris, le 24 août 1944 lors de la bataille pour la libération de la capitale. En voyant l'inscription, Charles de Gaulle aurait déclaré « Vaste programme ».

Vaste programme, en effet... Parce que des cons, il y en a dans tous les milieux.

En environnement, dans les groupes citoyens, dans les partis politiques, dans les médias, dans le milieu des affaires, chez les élus, chez les scientifiques, chez vos voisins, il y a des cons.  

Et vous en êtes peut-être un vous-même, à l’occasion... ou à temps plein.

Qui parmi nous n’a jamais fait de connerie, n’a jamais dit de connerie? Si cela ne vous est jamais arrivé, je me doute que c’est parce que vous n’avez pas fait grand’chose dans votre vie.

Personnellement, je me considère con à temps partiel... Mais pas en énergie, en environnement ou en électrification des transports.

Il y a des égos partout

Ce n’est pas parce que des gens militent pour des causes, des partis, l’environnement, les privatisations ou les droits des gays qu’ils ne se retrouvent pas dans des situations où leur égo dépasse et nuit parfois même aux luttes qu’ils et elles sont supposés défendre.

Eh bien, ça aussi, ça fait partie de la vie en société.

Noir ou blanc?

Contrairement à ce qui est parfois véhiculé dans certains messages médiatiques et sociaux, tout n’est pas noir ou blanc car la vie n’est pas binaire.

Ce n’est pas les bons contre les méchants.

La vie est pleine de nuances. De lumière et d’ombres. De beauté et de laideur. De force et de faiblesse.

Bref, la vie est pas mal plus complexe qu’on ose l’avouer.

C’est pourquoi dans les dossiers sur lesquels je travaille, je souhaite le dialogue, la discussion et l’échange RESPECTUEUX avec ceux et celles contre qui nous nous retrouvons parfois en opposition car nous devons trouver ENSEMBLE des solutions pour l’avenir écologique, économique et social du Québec et de la planète... et ce n’est certainement pas en nous contentant de nous regarder en chiens de faïence qu’on va y arriver.

Mandela y est arrivé au sein d’un pays où les gens s’entretuaient. Au sein d’un peuple pacifique comme le nôtre, on peut donc certainement y arriver aussi.

C'est pourquoi, aussi con puis-je être parfois, je souhaite que nous tous, cons et moins cons du Québec, nous travaillions à bâtir un Québec vert et prospère.

Quant à ceux et celles qui ne voudrons toujours rien savoir, rien entendre, juste insulter.

Je les « enverde »...

:-)

Bonne fête des Patriotes.

 

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