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Encore d’autres rosés

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Forcément, notre petit Guide des Rosés de l’été 2015, publié récemment et que l’on peut toujours consulter sur notre blogue Méchants Raisins, allait forcément s’enrichir, à mesure que s’installe la belle saison.

Un premier ajout important à cette nouvelle liste de rosés à déguster cet été:

♦ Rosé de Chartier 2014, Pays d’Oc (19,25 $): j’irai droit au but, ce 2014 est bien meilleur que le 2013; déjà, il fait partie de ma courte liste des meilleurs rosés de l’été.

Petite pointe d’agrumes au nez, comme c’est la tendance en Provence présentement (bien que celui-ci soit élaboré dans le Languedoc), la bouche est à la fois légère, aérienne même, tout en étant consistante (ce beau paradoxe étant toujours quant à moi la marque des bons vins), tandis que les saveurs reprennent finement les notions d’agrumes proposées par le nez.

Le vin est un assemblage de vieilles vignes de Grenache noir et de Cinsault, provenant des vignobles de la famille Mezy du Clos des Augustins à Pic Saint-Loup.

♦ Sancerre Rosé Le Rabault 2014, Joseph Mellot (25,80 $): voilà un autre rosé très attendu, puisque la cuvée 2013 avait été, pour moi, non seulement le meilleur rosé de l’été dernier, mais même un des meilleurs rosés jamais bus à vie.

Fait avec du pinot noir, ce rosé sentait et goûtait le pinot noir, en mode mineur bien sûr, mais avec une franchise et une précision étonnantes.

Hélas, bien que ce 2014 soit bon, ça n’a plus rien à voir avec ce qu’était le 2013.

Ça reste un rosé fin et élégant, droit et léger, digeste et très agréable, mais ce n’est plus le rosé exceptionnel qu’était le 2013. Sniff!

Impermanence

Je n’ai rien du moine bouddhiste, mais ce 2014 m’a rappelé le caractère impermanent de toute chose.

Comme cette merveilleuse paëlla qu’on achetait, ces deux dernières années au marché Atwater, dans cette section qui fait partie de sa configuration estivale élargie.

J’en ai racheté une, le week-end dernier, donc, en me régalant à l’avance. Déception! Ça n’avait plus rien à voir avec la paëlla qu’on y mangeait.

C’était devenu un simple riz avec un petit morceau de poulet, deux moules et deux crevettes tristounettes. Ce n’était pas mauvais, mais ce n’était plus de la paëlla, dont le goût si particulier est apporté notamment par le safran et aussi un peu de chorizo.

Bref, je n’en achèterai plus.

L’impermanence de toute chose, je disais.

Pour revenir au rosé de Joseph Mellot, son cas n’est pas unique, si je peux dire, bien que je ne veuille absolument pas faire, ici, de procès d’intention au producteur; surtout qu’il peut nous revenir l’an prochain avec un rosé d’anthologie. N’empêche, je ne compte plus les vins, au fil des années, qui ont fait leur introduction à la SAQ avec une cuvée impressionnante.

Déjà, au millésime suivant, la qualité était encore là, mais d’impressionnant le vin était devenu simplement bon.

Puis au troisième millésime, le vin passait de bon à correct, puis de correct à très ordinaire, avant finalement de disparaître du marché.

Je me suis souvent demandé à quoi pensaient exactement ces producteurs, quand ils nous envoyaient ces vins.

Nous prennent-ils vraiment pour des abrutis ou alors ils ont vraiment dû encaisser quatre mauvais millésimes consécutifs? On jase, là.

Bref, le Sancerre Rosé Le Rabault 2014 fait partie du prochain arrivage Cellier et sera relâché jeudi prochain, le 28 mai.

J’en parle tout de suite, car depuis la mise en place du service Cliquez, achetez, ramassez de la SAQ, il est possible de passer sa commande une semaine à l’avance.

C’est aussi le cas pour cet autre rosé:

 Villa Wolf Pinot Noir 2014 Rosé (16,15 $): un rosé allemand qui fleure bon les agrumes au nez, sucré en bouche (14 g/l) par contre, mais un peu de gaz carbonique lui donne de la fringance, et le sucre est tempéré par l’acidité, de telle sorte qu’au final on a un rosé qui est quand même élégant et agréable; mais ça reste sucré, évidemment.

Cellier

Ce dernier vin pour terminer, un blanc, également le nouvel arrivage Cellier de jeudi:

♦ Mönchhof Riesling 2013, Mosel, Robert Eymael (19,40 $): un vrai beau vin d’été, un peu frizzante, nuances florales, léger comme un air de vacances avec ses 9 % d’alcool, avec un sucre résiduel important, mais que l’acidité encore ici (et c’est souvent le miracle des beaux vins allemands) vient en quelque sorte presque neutraliser.


Vin plaisir

Pour offrir ou se faire plaisir

Photo courtoisie

Côte-Rotie Les Essartailles 2011 [★ | $$$$$ ]

Les Vins de Vienne, Cuilleron, Villard, Gaillard,

13 %, France

Type : vin rouge

Code : 11600781

Prix : 72 $

Très joli nez, encore sur sa réserve, mais déjà on note la touche boisée fine et noble; bouche distinguée, d’une totale franchise, une expression très fine de la syrah. Déjà souple et gourmand, moyennement corsé, c’est un vin sur la finesse, et non la puissance, comme s’imaginent parfois ceux qui connaissent mal les vins de Côte-Rotie. Déjà un régal, comme tous les grands vins, il est bon en jeunesse, en milieu d’âge et à l’âge de la maturité, qu’il devrait atteindre d’ici les trois à six prochaines années.


Rosé de Chartier 2014 [★ ½ | $$ ]

Pays d’Oc IGP, Sélection Chartier,

13 %, France

Prix : 19,25 $

Code : 12253099


Sancerre Rosé Le Rabault 2014 [★ ½ | $$$ ]

Joseph Mellot,

12,5 %, France

Prix : 25,80 $

Code : 12228539


Villa Wolf Pinot Noir 2014  [★ | $$ ]

Forst QBA, Pfalz, Gebr. Loosen,

11,5 %, Allemagne

Prix : 16,15 $

Code : 11446008


Mönchhof Riesling 2013 [★ ½ | $$ ]

Mosel, Robert Eymael,

9 %, Allemagne

Prix : 19,40 $

Code : 11334920


★ Correct

★★ Bon

★★★ Très bon

★★★★ Excellent

★★★★★ Exceptionnel

Plus d’étoiles que de dollars: vaut largement son prix.

Autant d’étoiles que de dollars: vaut son prix.

Moins d’étoiles que de dollars: le vin est cher.

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