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François Bugingo vrai ou faux ?

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Capture d'écran / TVA Nouvelles / Agence QMI

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Le reportage de La Presse de samedi dernier, tel une bombe, a éclaté sur la sphère médiatique. On a en parle encore ce matin, 2 jours plus tard, sur toutes les ondes et dans tous les journaux. Les réseaux sociaux véhiculent les blagues de mauvais goût, les critiques et les injures de toutes sortes. Non je n’ai pas envie d’en rajouter. Les dommages sont considérables et la reconstruction de la confiance prendra beaucoup de temps

Je suis cependant d’accord avec Akli Ait Abdallah qui dit sur Twitter:

Akli Ait Abdallah ‏‪@AkliAit‬ ‬23 mai
Peut-être faut-il maintenant mettre fin à sa lapidation et laisser Francois ‪#Bugingo‬ s'expliquer. C'est la règle dans tous les procès.

Aussi avec Patrick Lagacé qui ajoute :

Patrick Lagacé ‏‪@kick1972‬ ‬23 mai
Toutes les indignations ont été exprimées, toutes les jokes ont été faites. P-ê le temps de décréter une trêve. Il est K-O. ‪#Bugingo‬

Ce qui ne m’empêche pas d’être déçu, choqué, abasourdi par ces révélations au sujet du travail de François Bugingo au fil des années. Oui j’ai l’impression d’avoir été trahi, trompé et amené aux vues quand je pense à tout ce que j’ai entendu de la part de François. Oui j’ai de la sympathie pour le bonhomme. Je l’ai croisé à quelques reprises ces dernières années et je n’ai rien vu venir.

J’ai en même temps beaucoup de respect pour Isabelle Hachey de La Presse. Le travail immense qu’elle a accompli pour en venir à publier ce texte samedi dernier est des plus impressionnants. Un travail de moniale que je vous dis. À douter, questionner, fouiller, chercher, trouver, analyser et finalement mettre en mots les contradictions relevées durant sa quête.

Il se trouve quand même quelques couards qui aujourd’hui, sous le couvert de l’anonymat laissent entendre qu’ils le savaient, qu’ils en avaient entendu parler. Mais ils n’ont rien dit, même si en bout de ligne ils savaient que cette histoire allait éclabousser et salir beaucoup plus que la réputation d’un seul homme. François Bugingo est maintenant synonyme de fraudes et de mensonges. Combien d’autres pseudos experts auto-proclamés sont maintenant dans la mire des médias ? Le temps nous le dira sans doute, enfin je le souhaite.

Je ne suis pas journaliste ni expert. Je commente ce que je vois, ce que j’entends, avec ce que j’ai comme connaissances et expérience de vie. Je ne m’excuserai pas d’exister et d’avoir des opinions. Le Journal de Montréal me donne l’occasion d’exprimer ces opinions, la télévision et la radio aussi à l’occasion. C’est ce que je fais maintenant, aujourd’hui, en écrivant ce papier. On ne me commande rien, on ne m’impose jamais d’être pour ou contre une situation. C’est la beauté de la chose. T’as envie d’écrire, tu le fais. Choque toi si tu le veux mais sois respectueux. C’est la seule limite que j’ai.

Pourquoi François ?

J’ai aujourd’hui plein de questions pour toi François Bugingo. Est-ce que tu as embelli la vérité pour tes besoins médiatiques ? Est-ce que tu avais vraiment besoin de ça ? Est-ce que la pression médiatique était telle que tu sentais le besoin d’en mettre plus que le client en demandait ? Si ça se trouve, qui t’en veut autant, au point de nuire à ta carrière ? À quel moment as-tu atteint le point de non-retour dans tes histoires ?

J’ai eu droit à tes récits François. J’ai maintenant droit à tes explications. Ça me semble de mise même, tu ne peux quitter l’espace médiatique qui t’a fait vivre sans une explication. La vérité François, c’est ce à quoi je m’attends de toi, moi et quelques milliers de personnes qui ont l’impression de s’en être fait passer une vite. Ceux avec qui tu collaborais jusqu’à samedi dernier comme ceux qui t’écoutaient au quotidien. Et il y a les collègues, ceux que tu as côtoyé, ceux pour qui le journalisme est une passion, un mode de vie, pas une histoire de « star système ».

Alors François, pourquoi ?