/news/society
Navigation

Des centres de thérapie au bord du gouffre réclament une meilleure répartition des subventions pour survivre

Lise Bourgault
Photo Courtoisie Lise Bourgault

Coup d'oeil sur cet article

Des maisons de thérapie pour toxicomanes qui craignent de devoir fermer leurs portes à cause des récentes coupes à l’aide sociale réclament une meilleure répartition des subventions du ministère de la Santé afin de survivre.

«Le ministre [de l’Emploi et de la Solidarité sociale] Sam Hamad a parlé d’"équité" pour justifier sa mesure de coupes à l’aide sociale, alors nous demandons au ministère de la Santé et des Services sociaux de faire preuve de la même équité», clame Lise Bourgault, directrice générale de la Maison Mélaric, un centre pour alcooliques et toxicomanes situé dans les Laurentides.

Depuis le 1er mai, les bénéficiaires de l’aide sociale qui sont hébergés en maison de thérapie ont vu leur chèque passer de 747$ à 200$. C’est donc dire que des établissements comme celui de Mme Bourgault reçoivent maintenant seulement 37$ par jour par résident de la part du gouvernement.

«Avant, on chargeait au résident 18$ supplémentaires par jour, illustre Nicolas Bédard, du Centre l’Envolée, en Montérégie. Mais on ne peut plus le faire, ils n’ont plus les moyens. À ce rythme-là, on ne passera pas l’été.»

Pendant ce temps, une trentaine de centres de thérapie (sur plus de 80) reçoivent plusieurs dizaines de milliers de dollars par année en vertu du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), pour un total de 7,7 M$.

«On ne comprend pas pourquoi, alors qu’on a le même mandat», dénonce Mme Bourgault, porte-parole du Regroupement des centres pour l’équité de financement.

Certains de ces centres subventionnés ne sont pas remplis à pleine capacité, dénonce le regroupement, et reçoivent tout de même un montant fixe, qui varie entre 11 538 et 584 000$, selon les chiffres du ministère de la Santé et des Services sociaux. Le regroupement demande à ce que cette subvention soit répartie de façon égale dans tous les centres, à raison de 12$ par jour par résident. «Cela nous éviterait de fermer, et nous avons calculé que le ministère aurait même un excédent de 2 M$.»

Au ministère de la Santé et des services sociaux, on affirme que chaque centre intégré de santé et de services sociaux décide de la façon dont elle distribue son budget dans sa région.

«Le PSOC est attribué en fonction de critères nationaux, mais surtout des besoins de la région sur le terrain», a affirmé au Journal Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du ministère.

Lise Bourgault espère tout de même pouvoir rencontrer les ministres Gaétan Barrette et Lucie Charlebois pour leur présenter le plan de son regroupement. Elle leur a envoyé une lettre à cet effet, mardi matin.

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.