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Une preuve que «ça ne va pas bien»

Éric Caire
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL Éric Caire.

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La CAQ ne juge pas que le départ du tiers (80) des consultants dans le projet SAGIR soit une «bonne nouvelle», mais plutôt un signe que «ça ne va vraiment vraiment pas bien» en informatique au gouvernement.

Le député Éric Caire a tenu à réagir fortement à notre reportage de mercredi matin concernant la réduction de ressources externes dans le projet SAGIR, dont les coûts ont explosé.

Rappelons que Martin Coiteux, responsable des politiques qui ont mené à cette réduction, s’est toujours montré préoccupé par SAGIR. Il a mandaté la firme externe KPMG pour réaliser un audit. Le rapport préliminaire a été déposé le 1er mai, mais le rapport final n’a pas encore été réalisé. M. Coiteux a demandé des vérifications additionnelles.

En constatant ces nombreux départs dans SAGIR, Éric Caire craint que l’audit conclue que SAGIR est un fiasco dont il faut se sortir, car l’argent est gaspillé.

« Il va absolument falloir rendre ça public. On doit savoir combien on a perdu d’argent et qu’est-ce qui arrivera avec les quatre dernières phases. Est-ce que l’audit va conclure qu’on ne les implantera pas ? Est-ce que des ressources étaient payées à ne rien faire ?», se demande-t-il.

Soulignons que les phases 4 à 7 n’ont toujours pas été autorisées par le Conseil du trésor. Le gouvernement a complété les trois premières phases depuis 2006.

« Le président du Conseil du trésor doit nous dire quel est son plan B si les quatre dernières phases sont abandonnées. On les remplace par quoi», questionne le député de La Peltrie.

« C’est beau de réduire le nombre de consultants, mais si tu ne rebâtis pas ton expertise, ça ne change rien. Là, quand il y a des fiascos, les projets sont arrêtés. Donc, ils engagent moins de consultants parce que des projets sont mis sur la glace. Le problème n’est pas réglé. Ce n’est pas une bonne nouvelle».