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La Caisse détient 8 G$ dans le Québec inc.

Elle vise le rendement et le développement

La Caisse de dépôt et placement du Québec a déclaré jeudi un rendement positif de 2,33 %.
© Agence QMI

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La Caisse de dépôt et placement du Québec a des investissements de plus de 8 milliards $ dans des entreprises locales cotées en Bourse, mais contrairement au modèle français, l’interventionnisme est rarement au menu.

En date du 31 décembre, la Caisse détenait environ 8,3 milliards $ d’actifs du Québec inc. sur les marchés publics, selon son rapport annuel. Il s’agissait de près de 14 % de ses placements dans la province.

Le portefeuille du «bas de laine des Québécois» comprenait notamment 20 % du Groupe CGI, 10 % de SNC-Lavalin, 9,5 % de l’assureur Industrielle Alliance et 6,4 % d’Alimentation Couche-Tard.

La France, différente

Les placements des Français prennent une autre forme et amplitude, a rapporté le magazine Le Point. L’État possède directement 113 milliards $ de placements dans 13 sociétés en Bourse.

Le gouvernement détient entre autres 20 % du fabricant de voitures Renault, 15,9 % du transporteur Air France-KLM, 11 % du fabricant d’avions Airbus et 13 % du fournisseur de télécommunications Orange.

En plus de la taille, la méthode de gestion diffère. En France, l’État n’hésite pas à mettre le poing sur la table pour obtenir ce qu’il veut, que ce soit un dirigeant ou un candidat en vue d’une fusion.

Un prétendant à la présidence du conseil du groupe aérospatial Thales, Henri Progio, a renoncé au poste à la mi-mai. Il a fait l’objet de pressions afin de laisser tomber d’autres activités.

Le ministre Macron a dû donner son accord à l’union d’Alcatel-Lucent avec Nokia pour qu’elle se produise.

«J’entends faire de l’État un actionnaire de plein droit capable de soutenir les stratégies de long terme et il doit pour cela participer pleinement au choix des cadres», a confié Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, au Point.

Autre philosophie

La Caisse semble avoir une tout autre philosophie de placement sous les ordres de Michael Sabia. À la recherche de rendement et de développement économique, elle a tendance à appuyer les entreprises qui ont un plan d’affaires qui lui plaît, notamment à l’international.

«Les prochains champions économiques du Québec seront présents sur les marchés les plus prometteurs et la Caisse peut, et veut, leur servir de pont», disait Michael Sabia mercredi dernier.

Au début du mois, le président et chef de la direction parlait d’«identifier et investir dans les entreprises québécoises capables de se positionner sur les marchés mondiaux» et de les accompagner.

Peu de coups d’éclat sont à noter quant aux dirigeants, mais il arrive à la Caisse d’exiger des changements lorsqu’une entreprise va mal. C’était notamment le cas lorsque RONA a remanié sa direction et son conseil en janvier 2013.

 

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