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L'astronaute québécois David Saint-Jacques ira dans l'espace

«C’est un vieux fantasme d’enfant je dirais, je n’ai jamais vraiment cru que c’était possible», s’est exclamé l’astronaute David Saint-Jacques, qui a complété ses études en médecine à l’Université Laval.
Photo Journal de Québec, Dominique La Haye «C’est un vieux fantasme d’enfant je dirais, je n’ai jamais vraiment cru que c’était possible», s’est exclamé l’astronaute David Saint-Jacques, qui a complété ses études en médecine à l’Université Laval.

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Grâce à un investissement fédéral en aérospatial, l’astronaute natif de Québec, David Saint-Jacques, pourra réaliser son «fantasme d’enfant» d’aller dans l’espace.

Le ministre fédéral de l'Industrie, James Moore, a annoncé hier que le Canada enverra deux astronautes dans l'espace d'ici 2024, dont David Saint-Jacques, qui a grandi à Saint-Lambert, et son confrère ontarien, Jeremy Hansen.

Le ministre a du même coup dévoilé un nouvel investissement du Canada en matière d’exploration spatiale estimé à 360 millions $ entre 2020 et 2024.

M. Moore a expliqué que cette annonce résulte de la décision du gouvernement du Canada de renouveler la participation du Canada à la Station spatiale internationale (SSI). Le Canada est le troisième pays à prolonger son engagement jusqu’en 2024.

Cet engagement assurera à chacun des astronautes canadiens un voyage dans l’espace. Il indique aussi que le Canada participera à de futures missions vers la Lune et Mars.

«C’est un vieux fantasme d’enfant je dirais, je n’ai jamais vraiment cru que c’était possible», s’est exclamé l’astronaute québécois, qui a complété ses études en médecine à l’Université Laval.

«Je suis un peu comme un athlète qui rêve d’aller aux Olympiques. Tu peux rêver si tu veux, mais ce n’est pas toi qui décide. C’est la même chose pour un astronaute. Moi mon travail c’est de travailler dans le programme spatial, de m’entraîner et de contribuer dans les coulisses au centre spatial à Houston, de faire de la recherche, de la robotique», a poursuivi M. Saint-Jacques.

Le ministre Moore a aussi annoncé trois mesures additionnelles dont une contribution de 10,5 M$ de l’Agence spatiale canadienne (ASC) à l'entreprise MDA pour qu'elle continue d’assurer le soutien technique du Canadarm2, de Dextre et du système de la base mobile sur la SSI.

Le Canada prolongera aussi de deux ans sa collaboration avec la NASA dans le cadre de la mission du laboratoire scientifique sur Mars (Mars Science Laboratory), aussi connue sous le nom de Curiosity. À l’automne, quatre nouvelles expériences scientifiques canadiennes seront menées à bord de la SSI.

DAVID SAINT-JACQUES

  • Né en 1970 dans la ville de Québec et a grandi à Saint-Lambert, près de Montréal
  • Il parle couramment le français et l'anglais et peut converser en russe, en espagnol et en japonais.
  • A obtenu un baccalauréat en génie physique de l'École polytechnique de Montréal (1993)
  • Détient un doctorat en astrophysique de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni (1998) où ses études portaient notamment sur l'observation astronomique et la conception, la fabrication et la mise en service d'instruments pour le télescope optique à synthèse d'ouverture Cambridge et le télescope William Herschel dans les îles Canaries.
  • Il a obtenu son diplôme en médecine de l'Université Laval à Québec (2005), et a complété sa résidence à l'Université McGill (2007) où il s'est spécialisé dans la pratique de la médecine de première ligne en région éloignée.
  • Il a été recruté en mai 2009 par l'Agence spatiale canadienne (ASC) et a déménagé à Houston pour être l'un des 14 membres de la 20e classe d'astronautes de la NASA.
  • En 2011, il a complété la formation de candidat astronaute qui comprend des séances de breffage scientifiques et techniques, de la formation intensive sur les systèmes de la Station spatiale internationale (ISS).