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Cruauté envers les animaux: deux ans de prison pour les bourreaux

Québec dépose aujourd’hui un projet de loi contre la cruauté

La maltraitance envers les animaux, comme on l’a vue en avril lors d’une saisie par le MAPAQ à Mont-Laurier, sera passible de peine de prison ou de lourdes amendes allant jusqu’à 250 000 $.
Photo d’archives La maltraitance envers les animaux, comme on l’a vue en avril lors d’une saisie par le MAPAQ à Mont-Laurier, sera passible de peine de prison ou de lourdes amendes allant jusqu’à 250 000 $.

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La maltraitance des animaux sera dorénavant passible d’une peine de prison, a appris notre Bureau parlementaire.

QUÉBEC | La maltraitance des animaux sera dorénavant passible d’une peine de prison, a appris notre Bureau parlementaire.

Le gouvernement Couillard devrait déposer aujourd’hui un projet de loi pour lutter contre la brutalité envers les animaux.

Les propriétaires d’usine à chiots n’ont qu’à bien se tenir. Selon nos informations, les gens qui seront trouvés coupables de cruauté à l’endroit des bêtes seraient passibles d’une peine d’emprisonnement de deux ans ou d’amendes pouvant atteindre 250 000 $.

«Biens meubles»

À l’heure actuelle, les animaux sont considérés comme des «biens meubles» en vertu du Code civil.

Rien pour améliorer la réputation du Québec, sacrée meilleure province pour maltraiter un animal au Canada, selon le classement 2014 du Animal Legal Defense Fund (ALDF).

Des cas de cruauté envers les animaux font souvent les manchettes.

Il y a une semaine à peine, Le Journal rapportait qu’un cheval est décédé et qu’un poney a dû être euthanasié à Saint-Lin dans Lanaudière à la suite de mauvais traitements.

Mauvaise presse

Le ministre Pierre Paradis avait promis des changements pour que les animaux de compagnie et les bêtes de fermes soient considérés comme des êtres vivants doués de sensibilité et capables de ressentir la douleur.

La mauvaise presse du Québec en matière de maltraitance des animaux n’est pas souhaitable non plus dans le contexte du traité de libre-échange avec l’Europe, a également déjà fait valoir le ministre de l’Agriculture.

L’an dernier, le ministre Paradis avait mis en place une ligne téléphonique sans frais permettant aux citoyens témoins d’une situation mettant la santé et le bien-être des animaux en danger de porter plainte.

D’autres provinces ont déjà resserré les sanctions imposées aux citoyens coupables de cruauté envers les bêtes. C’est le cas au Manitoba, où les fautifs risquent une peine de prison de deux ans depuis 2009.

Nos voisins ontariens ont même créé une escouade spéciale pour lutter contre les usines à chiots, qui ont fait l’objet de nombreux reportages ces dernières années au Québec.