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Tom Mulcair, premier ministre du Canada?

Thomas Mulcair
REUTERS

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La simple lecture du titre de ce billet vous rend peut-être perplexe... Peut-on imaginer? Le Canada dirigé par un gouvernement néo-démocrate au lendemain de l’élection du 19 octobre. Du jamais vu au pays.


Si la chose était encore pratiquement impensable il y a quelques semaines, le plus récent sondage de la firme Ekos donne des raisons au chef Tom Mulcair d’en rêver. Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, le NPD aurait possiblement été porté au pouvoir (avec 31% des intentions de vote, contre 29% pour le PC et 23% pour le PLC) à la tête d’un gouvernement minoritaire.


Saute d’humeur électorale momentanée? Secousse sismique artificielle à la suite de l’élection historique en Alberta? Un autre sondage complètement « dans le champ »?...


Une chose est certaine à ce stade-ci. Et à peu près tous les observateurs politiques vous le diront (y compris l’ancien premier ministre Brian Mulroney): le très combatif et articulé Thomas Mulcair est le meilleur chef de l’opposition officielle de l’histoire récente du pays. Si sa bonne performance aux Communes ne s’est pas reflétée dans les enquêtes d’opinion jusqu’à maintenant, le vent est peut-être en train de tourner pour lui.


Si on en croit ce même sondage EKOS, 60 pour cent des Canadiens se disent aujourd'hui satisfaits de son travail aux Communes. Ce qui lui vaut d’ailleurs le taux d’approbation le plus élevé de tous les chefs de partis fédéraux.


Autre facteur à considérer : la performance du chef libéral Justin Trudeau au cours des derniers mois, décevante aux yeux de plusieurs, est-elle en train d’inciter les électeurs à se tourner vers le NPD pour chasser le gouvernement Harper après neuf années au pouvoir?


Évidemment, à un peu plus de quatre mois des élections, difficile de prédire si la progression du NPD va se maintenir dans les intentions de vote. Difficile de dire aussi si les électeurs canadiens, une fois dans l’isoloir, remettront leur confiance au NPD pour diriger les destinées du pays.


Bref, l’élection du 19 octobre prochain, la première dans l’histoire du Canada à se tenir à date fixe, sera-t-elle doublement historique? Au moment où j’écris ces lignes, les paris sont ouverts...