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Une victoire à saveur espagnole

La formation Caja Rural-Seguros RGS signe un doublé à la première étape

Carlos Barbero Cuesta et Eduard Prades Reverter
photo courtoisie Corporation du Grand Prix cycliste de Beauce/Brian Black Hodes Carlos Barbero Cuesta et Eduard Prades Reverter n’ont pas perdu de temps à faire connaître les intentions de leur formation au Tour de Beauce mercredi en signant un doublé à la première étape.

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SAINT-GEORGES | Parmi les équipes favorites pour enlever les honneurs du 30e Tour de Beauce, la formation espagnole Caja Rural-Seguros RGA a rapidement affiché ses couleurs en réussissant un doublé mercredi, à l’occasion de la première étape.

Dans une étape de 186,2 kilomètres qui s’est conclue au sprint après 4 h 31 min 48 s de labeur, Carlos Barbero Cuesta a devancé son coéquipier Eduard Prades Reverter. Dion Smith, de Hincapie Racing Team, a complété le podium en réussissant un temps identique aux deux Espagnols.

«Avec une première et une deuxième place, on n’aurait pas pu demander mieux, a résumé Cuesta par le biais d’un de ses coéquipiers qui a servi d’interprète. J’avais de bonnes jambes. Avec une légère montée, c’était le même type de finish qu’à Philadelphie la semaine dernière quand j’ai remporté la victoire. Je suis très heureux de ma victoire.»

«J’étais le plus fort de l’équipe, aujourd’hui (mercredi), mais Reverter avait aussi de bonnes jambes, de poursuivre le vainqueur qui court en Amérique du Nord pour la première fois de sa carrière. Avec de longues lignes droites, les parcours sont différents de ceux en Europe qui sont plus sinueux.»

Longue échappée

Même s’il n’a pas grimpé sur le podium ou même terminé sur le podium, Fernando Grijalba Perez a connu une bonne journée de travail pour contribuer au succès de ses équipiers.

En compagnie de sept autres coureurs, il est parti en échappée sur 120 kilomètres avant que le groupe soit finalement rattrapé par le peloton.

À qui le maillot jaune?

Une des deux seules équipes procontinentales en Beauce, Caja Rural-Seguros RGA souhaite remporter le maillot jaune décerné au vainqueur du classement général, mais n’a pas encore décidé quel coureur elle va privilégier. «On va y aller une étape à la fois et on verra qui est le plus en forme, a mentionné le directeur sportif Jose Miguel Fernandez. Nous avons des stratégies différentes selon les positions des autres équipes. Au mont Mégantic, nos coureurs à surveiller seront Pello Bilbao et Amets Txurruka.»

Sur les 134 coureurs qui ont pris le départ mercredi, huit n’ont pas rallié le fil d’arrivée. Avec un départ à Lac-Mégantic pour une deuxième année consécutive, l’ascension du mont Mégantic sera au programme, aujourd’hui, une sortie de 169 kilomètres.


Santé Universelle/Marin Bikes sort de l’ombre

SAINT-GEORGES  |  À sa deuxième course UCI à vie seulement, la formation Santé Universelle/Marin Bikes est sortie de l’anonymat en plaçant deux coureurs dans le Top 15.

De retour au Tour de Beauce après une absence de quatre ans, Jean-Sébastien Perron a été le meilleur Canadien en signant une 8e position avec un temps identique au vainqueur. Son coéquipier Étienne Moreau a pris le 13e rang et Félix Côté-Bouvet, de H&R Block Pro Cycling, s’est glissé entre les deux avec une 9e place.

La formation de l’Outaouais a vu le jour en janvier. «On a joué le tout pour le tout en mettant tout notre budget (21 000 $) pour les compétitions de Saguenay et de la Beauce et en espérant attirer de nouveaux commanditaires avec de bonnes performances, a expliqué le directeur sportif Frédérick Gates. On voulait faire partie de l’action, mais un Top 10 est inespéré. C’est la cerise sur le gâteau. Cette équipe était un fantasme en début d’année.»

Perron, surpris

À sa sixième participation au Tour de Beauce sous les couleurs de différentes équipes, Perron était ravi de la tournure des événements. «Je suis surpris de mon résultat, mais je me sens confortable dans ce genre de fin de course avec une ascension, a raconté Perron. Je pensais que la course aurait été plus relevée. Il y a eu une échappée en partant, mais le peloton a contrôlé la course. Parce que mes saisons sont plus courtes en raison de mon travail comme ingénieur forestier, ce n’est pas facile de rivaliser.»

«C’est spécial d’être le meilleur Canadien, de poursuivre le coureur de 29 ans. C’est tentant de penser que je pourrais courir à temps plein, mais j’aime mon travail. L’équipe canadienne a fait appel à mes services lors des deux premiers Tour de l’Alberta et j’apprécie grandement cette marque de confiance.»
Pour l’ascension du mont Mégantic, Gates espère que l’Américain Chad Beyer sera en mesure de bien faire, lui qui a déjà pris le départ du Tour d’Italie.