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Des usagers veulent sauver leurs saunas fermés par la Ville

Les installations de la piscine Sylvie-Bernier seraient désuètes

Jean-Louis Laflamme, Germain Canuel et Hamel Benmoussa utilisaient le sauna de la piscine Sylvie Bernier plusieurs fois par semaine, comme plusieurs de leurs concitoyens, plaident-ils.
photo Didier Debusschère Jean-Louis Laflamme, Germain Canuel et Hamel Benmoussa utilisaient le sauna de la piscine Sylvie Bernier plusieurs fois par semaine, comme plusieurs de leurs concitoyens, plaident-ils.

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La fermeture des deux saunas de la piscine Sylvie-Bernier à Sainte-Foy soulève l’indignation chez les usagers.

Germain Canuel, Hamel Benmoussa et Jean-Louis Laflamme utilisaient le sauna depuis des années, et ce, plusieurs fois par semaine, lors de leur passage à la piscine de l’école De Rochebelle à Sainte-Foy. Pour relaxer, pour soulager des maux de dos, ou pour ses effets bénéfiques sur la santé.

«On va nager et après on prend un sauna. Pour les femmes, c’est même inclus dans le contrat de leur cours d’aquaforme», souligne Jean-Louis Laflamme.

Les trois hommes ont eu la surprise de constater que les deux saunas avaient été fermés «temporairement» en janvier. Puis, il y a quelques jours, la Ville les a avisés que l’équipement demeurerait fermé définitivement.

« Désuets »

Dans une lettre datée du 10 juin, la Ville explique sa décision par le fait que les saunas sont désuets et qu’ils ne répondent plus «aux normes de salubrité et de sécurité».

La piscine est la propriété de la Commission scolaire des Découvreurs. Une entente avec la Ville de Québec stipule que la municipalité s’occupe de l’opération et de l’entretien et que les dépenses sont divisées à parts égales. Mais la Commission n’a pas besoin des saunas et a avisé de son intention de ne pas payer pour leur rénovation, a confirmé le porte-parole Alain Vézina.

«Compte tenu des coûts et de l’achalandage qui est très faible et qui ne justifie pas un remplacement, la Ville a pris la décision de ne pas remettre les saunas aux normes», a fait savoir le porte-parole de la Ville, David O’Brien.

Les trois amis déplorent cette décision et assurent que les employés chargés de l’entretien des saunas les ont négligés.

Pétition

Quant au faible achalandage évoqué par la Ville, ils opposent une pétition de 253 noms recueillis parmi les utilisateurs des saunas et de la piscine, dont plusieurs dames qui y suivent des cours d’aquaforme.

La pétition a été présentée au conseil d’arrondissement du 13 avril.

Les usagers sont même prêts à payer une contribution, disent-ils.