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On veut intéresser les Québécois aux énergies vertes

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Après la diffusion d’un sondage qui démontrait que les Québécois connaissent mal les énergies renouvelables, cette industrie va prendre le taureau par les cornes et amorcer un dialogue avec la population, a appris la chaîne Argent.

L’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) lance aujourd’hui le site internet parlonsrenouvelable.ca où les Québécois pourront poser des questions sur des sujets concernant ces énergies. Les médias sociaux seront aussi utilisés pour cette campagne.

«C’est vraiment une conversation. On souhaite que les Québécois nous posent des questions et nous allons fournir des réponses. Ce qui est bien, c’est que c’est interactif», assure Jean-François Samray, PDG de l’AQPER en entrevue avec la chaîne Argent.

Un récent sondage CIRANO/Trottier a révélé qu’il existe une confusion sur la définition d’une énergie renouvelable (25 % des Québécois ont identifié le nucléaire comme une source renouvelable, de même que 17 % pour le pétrole, 13 % pour le charbon et 27 % pour le gaz naturel). Ce même sondage montre un manque de connaissances à propos de certaines filières, notamment le solaire et le biogaz.

«On se rend compte que les Québécois connaissent mal les énergies renouvelables. On s’est donc dit: il faut en parler. Il faut donner de l’information. Les gens le savent peu, mais on importe 56 % de toute l’énergie que nous consommons ici. Donc, il est faux de croire que nous utilisons surtout l’électricité produite par nos barrages», assure M. Samray.

Sur le site internet, il sera aussi possible d’en savoir plus sur les différentes sources d’énergie comme l’éolien, le solaire, le biogaz, la biomasse et l’hydroélectricité.

Changer les perceptions

L’association veut changer les perceptions au sujet des énergies renouvelables comme l’éolien qui a mauvaise presse depuis quelques années.

À plusieurs occasions, Hydro-Québec a pointé les projets éoliens comme une des raisons de la hausse de la facture en raison des coûts de production qui sont plus élevés que le prix obtenu à la vente de l’électricité.

«Les coûts des projets éoliens sont en baisse et cela va continuer. Regardez simplement le dernier appel d’offres, on parle de produire à 6,3 cents le kWh, c’est exactement la même chose pour la Romaine», constate M. Samray.

D’autres sources d’énergie comme la biomasse ou le biogaz doivent aussi être davantage expliquées aux Québécois, croit l’AQPER.

«Avec nos résidus de poubelle ou de coupes forestières, nous pouvons faire du biogaz. C’est une technologie de l’avenir. Et on pourra en faire l’exportation», assure-t-il.