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Emploi : des hausses significatives dans cinq régions

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La grande région de Montréal, celles de la Capitale-Nationale et de l’Abitibi-Témiscamingue sont les régions qui ont créé le plus d’emplois au cours des cinq dernières années, selon un portrait dressé par l’Institut de la statistique du Québec. Sur les 17 régions administratives du Québec, seules celles du Bas-Saint-Laurent et du Centre-du-Québec ont connu des baisses.

L’ISQ a publié vendredi le «Panorama des régions du Québec» pour l’année 2015. Ce rapport dresse le portrait socioéconomique des régions sous 13 thématiques, dont le marché du travail, les investissements miniers, le tourisme et la santé.

En 2014, le Québec comptait un peu plus de quatre millions d’emplois, dont un cinquième à temps partiel (814 400). Pour la période étudiée, soit de 2009 à 2014, l’emploi a augmenté de 205 500. Les gains d’emplois se sont concentrés presque exclusivement chez les 30 ans et plus (+204 600) ainsi que dans le secteur des services (+ 203 900).

L’emploi a connu sa progression la plus forte dans les régions de la Montérégie, de Montréal, de Laval, de la Capitale-Nationale et de l’Abitibi-Témiscamingue.

La hausse la plus marquée a été constatée dans la Montérégie. Avec 58 600 emplois de plus, la région comptait 784 000 emplois en 2014.

À Montréal, la croissance a été de 42 200 emplois, surtout dans le temps partiel (+32 100). La hausse touche seulement le secteur des services (+43 000), souligne l’ISQ.

Les régions de la Capitale-Nationale et de Laval ont connu des hausses respectives de 29 400 et 27 500 emplois, pour des totaux respectifs de 388 700 et 226 900 emplois. À Québec, le secteur des services a vu l’emploi croître de 28 200, alors que Laval a enregistré la plus forte hausse en pourcentage, soit 13,8%, ou 27 500 emplois.

L’Abitibi-Témiscamingue a aussi très bien fait en termes de créations d’emplois, avec une augmentation de 8700 emplois ou 13,2%. La hausse se concentre chez les travailleurs à temps plein (+7200).

Régions en baisse

À l’autre bout du spectre, on constate que la région du Bas-Saint-Laurent a perdu 7400 emplois au cours de la période, et ce sont les travailleurs à temps plein qui ont écopé (-6700). Le nombre d’emplois est de 85 100.

La seule autre région qui a perdu des emplois pendant la période est le Centre-du-Québec. La région s’est délestée de 3700 emplois, ramenant le nombre total à 111 200.

Investissements miniers

Parmi les autres éléments traités dans le rapport, on note que les investissements dans le secteur minier dans la province se sont repliés pour une deuxième année consécutive. Le recul est de 30,1% par rapport à 2013, pour des investissements de 3,2G$.

La région la plus affectée, et de loin, est celle de la Côte-Nord, avec une décroissance de 63,6%. L’Abitibi-Témiscamingue a aussi enregistré un recul, de 6,4%.

Seul le Nord-du-Québec, qui occupe toujours le premier rang des régions pour ce qui est de l’investissement minier, affiche une augmentation de l’investissement. Il s’agit toutefois d’une faible hausse de 3%, pour un total de 1,591G$.